Plâtre : une filière de recyclage désormais dimensionnée pour la REP PMCB

Portée par des capacités industrielles en forte hausse et de nouveaux investissements, la filière plâtre confirme sa maturité et se positionne comme un acteur structurant de la refondation de la REP PMCB.

Le Syndicat National des Industries du Plâtre (SNIP) salue les premières orientations rendues par le ministère de la Transition écologique dans le cadre de la refondation de la REP PMCB, qui reconnaissent la filière plâtre comme mature à court terme. Une étape jugée déterminante par les industriels, alors que le secteur entend voir cette maturité officiellement actée dans les meilleurs délais.

Pour rappel, créé en 1966, le SNIP est le syndicat professionnel représentant la filière plâtre française. Il réunit les industriels produisant et commercialisant en France ce matériau et ses produits dérivés : Etex BPF, Fassa Bortolo, Isolava, Knauf, Placo®, Plâtres Vieujot.

 

 

Des performances 2025 qui confirment la solidité et la maturité industrielle de la filière

Les chiffres 2025 confirment la dynamique engagée : 237 000 tonnes de déchets de plâtre externes ont été réintroduites dans la fabrication de plaques de plâtre, soit une progression de plus de 15 %, dans un contexte pourtant marqué par le recul global du marché. Le taux de recyclage atteint désormais près de 45 % du gisement en boucle fermée, témoignant de la solidité des dispositifs industriels et logistiques déployés sur le territoire.

Jean-Michel Guihaumé, le délégué général du Syndicat National des Industries du Plâtre, souligne la cohérence et la robustesse de l’écosystème mis en place : selon lui, la filière s’appuie aujourd’hui sur des infrastructures opérationnelles, des partenariats structurés et des procédés techniques éprouvés, tout en poursuivant une trajectoire de progrès continue. À ses yeux, il ne s’agit plus d’une organisation en construction, mais d’un dispositif pleinement fonctionnel, en capacité d’assumer les exigences de la REP PMCB et de contribuer activement à sa refondation.

 

 

Une filière de recyclage structurée et engagée de longue date

Les industriels du plâtre ont acté leur engagement en faveur du recyclage dès 2008, avec la signature d’une charte dédiée à la gestion des déchets de plâtre. Depuis cette date, les volumes recyclés n’ont cessé de progresser, traduisant une montée en puissance continue de l’organisation collective.

La dynamique s’est nettement accélérée à partir de 2021, avant même l’entrée en vigueur de la REP, portée par l’ouverture de nouvelles installations de traitement et par un maillage territorial renforcé. Au total, plus de 1,7 million de tonnes de déchets de plâtre ont été recyclées depuis 2008, illustrant la consolidation progressive et durable de la filière.

 

Volume des déchets de plâtre recyclés depuis 2008. © SNIP

 

 

Des capacités industrielles établies, appelées à croître fortement

Avec 245 kilotonnes de capacités de traitement en 2025, la filière s’appuie déjà sur un outil industriel structuré. Ces dernières années, le nombre d’opérateurs spécialisés dans le traitement des déchets de plâtre s’est sensiblement accru sur le territoire national, assurant une couverture homogène et une présence effective dans les principales régions.

Parallèlement, les industriels ont intensifié leurs efforts pour augmenter la part de matière recyclée incorporée dans les produits. La filière dispose aujourd’hui de neuf usines de fabrication de plaques de plâtre quand d’autres secteurs valorisent également le gypse recyclé, notamment l’industrie cimentière, élargissant ainsi les débouchés.

 

 

Une dynamique d’investissement en phase avec la refondation de la REP PMCB

La filière ne se limite pas à ses acquis et anticipe la poursuite de la montée en puissance de la collecte et du recyclage. Trois nouvelles installations de traitement sont actuellement en cours de déploiement et doivent entrer en service prochainement. Ces mises en exploitation porteront les capacités nationales de 245 kt en 2025 à 395 kt en 2026, soit une progression de 61 %, puis à 510 kt en 2027, en hausse de 22 % supplémentaires. Cette trajectoire vise à répondre aux besoins croissants liés à la structuration de la REP PMCB.

Dans ce contexte, le SNIP appelle à une concrétisation rapide des modalités de la refondation, notamment par la publication du cahier des charges, condition indispensable à une mise en œuvre opérationnelle et sécurisée pour l’ensemble des acteurs.

 



Source : batirama.com / Laure Pophillat / © Replic

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