Horizom accélère la valorisation du bambou en France, transformant cette ressource durable en solutions concrètes pour la stratégie nationale bas-carbone et le développement de matériaux plus durables.
Horizom, acteur de la culture et de la valorisation du bambou en France, dresse un bilan très positif de son activité en 2025 et poursuit son ambition de transformer cette ressource durable en solutions concrètes, répondant aux enjeux économiques et environnementaux de la stratégie nationale bas-carbone. Cette démarche s’inscrit pleinement dans les conclusions de l’étude de l’ADEME "Chiffres clés de la biomasse 2025", qui souligne le rôle central de la biomasse – dont le bambou – dans la transition écologique, en contribuant à la fois à la production d’énergie renouvelable comme au développement de matériaux plus durables.
Fondée en 2022 et dirigée par Dimitri Guyot, Christophe Downey et Stéphane Alzaix, Horizom développe la filière française de la culture et de la valorisation du bambou. L’entreprise implante ses plantations selon les principes de l’agroécologie, en étroite collaboration avec agriculteurs et industriels, dans un triple objectif :
– fournir de la biomasse à destination de l’industrie ;
– Séquestrer rapidement du carbone et stabiliser ;
– Et, enfin, accroître les revenus des exploitations agricoles françaises.
Horizom mène également des travaux de recherche agronomique au sein de sa pépinière de 7 hectares située dans les Landes, ainsi que sur 10 hectares de plantations pilotes. En misant sur le bambou, ressource renouvelable et écologique, l’entreprise participe activement à la préservation de la biodiversité et à la lutte contre le changement climatique.
Montée en puissance et structuration de la filière bambou
En 2025, Horizom a intensifié le déploiement de la culture du bambou qu’elle a initiée en 2022, en plantant 295 hectares supplémentaires aux côtés de ses agriculteurs partenaires. L’entreprise atteint désormais 460 hectares de plantations, contre 165 hectares fin 2024, répartis dans l’Indre, les Landes, la Vendée, la Vienne, les Pyrénées-Atlantiques et le Pas-de-Calais.
Parallèlement, en novembre dernier, Horizom a conclu un partenariat stratégique et un accord-cadre avec Fiboo, filiale du groupe Baudelet spécialisée dans les matériaux biosourcés. La matière issue des cultures de l’entreprise sera transformée dans l’usine récemment inaugurée de Fiboo, dans les Hauts-de-France, pour produire des panneaux isolants en fibres de bambou destinés au marché du bâtiment.
"Ce partenariat représente une étape structurante pour la filière française du bambou avec une chaîne de valeur complète, du champ à l’usine, en circuit-court. Il permettra d’absorber toute la production des projets développés par Horizom jusqu’en 2033 et de sécuriser ainsi l’aval de la filière, offrant une visibilité économique sur le long terme aux agriculteurs qui s’engagent dans la culture du bambou." explique Christophe Downey, le cofondateur et CEO d’Horizom, ici en photo. © Horizom
Une filière durable pour isoler 6 900 maisons par an
À terme, les 460 hectares de bambous cultivés par Horizom devraient produire 13 800 tonnes de biomasse par an, soit l’équivalent de 1 380 000 m2 de panneaux isolants 100 % bambou, capables d’isoler 6 900 logements chaque année. Cette biomasse renouvelable constitue une solution concrète pour soutenir la fabrication de matériaux durables et contribuer à la décarbonation de l’économie.
Cette culture s’inscrit pleinement dans les recommandations de l’ADEME, qui préconise le développement de filières durables de biomasse afin de prévenir d’éventuelles tensions liées à la hausse rapide de la demande dès 2030. Au-delà de son potentiel industriel, ces plantations permettront de séquestrer jusqu’à 460 000 tonnes équivalent CO2 chaque année – séquestration, stockage et effets de substitution compris – soit l’équivalent des émissions annuelles de plus de 50 000 Français.
"Le développement des cultures non alimentaires crée un gisement de biomasse indispensable pour atteindre les objectifs de neutralité carbone de la France d’ici 2050. C’est le cas du bambou qui produit rapidement une biomasse abondante et de qualité utilisable dans de nombreux secteurs (biomatériaux, bioénergie, biochimie), pouvant se substituer aux ressources fossiles ou sous forte tension comme le bois." précise Dimitri Guyot, le cofondateur et directeur technique d’Horizom. © Horizom
Horizom étend sa présence et ouvre de nouvelles voies de diversification agricole
En 2026, Horizom entend poursuivre le déploiement de ses cultures de bambou en s’appuyant sur un nombre croissant d’agriculteurs partenaires. L’entreprise consolidera ses implantations dans les régions où elle est déjà active – Nouvelle-Aquitaine, Pays de la Loire et Centre-Val de Loire – et développera de nouveaux projets de plantations dans le Loir-et-Cher, la Vienne, la Vendée et la Haute-Garonne.
Parallèlement, Horizom recherche de nouveaux agriculteurs pour planter à terme 450 hectares supplémentaires dans les Hauts-de-France, ainsi que dans les départements voisins de la Marne et des Ardennes. À travers ces initiatives, l’entreprise affirme sa volonté d’offrir aux agriculteurs une solution de diversification durable, économiquement rentable sur le long terme et pérenne.
"De nombreuses filières exposées aux aléas climatiques et à la volatilité des marchés agricoles sont obligées de se diversifier pour survivre. Dans ce contexte, certaines cultures non alimentaires, comme le bambou, présentent de multiples atouts : débouchés sécurisés, rentabilité intéressante, entretien limité, bas niveau d’intrants, résistance aux aléas climatiques… Cette culture permet ainsi aux agriculteurs de dégager des revenus complémentaires, assurant la pérennité économique de leur exploitation." développe Dimitri Guyot, le cofondateur et directeur technique d’Horizom.
Horizom renforce ses équipes et modernise ses outils de production
Afin d'accompagner sa croissance et soutenir ses producteurs partenaires, Horizom prévoit plusieurs recrutements en 2026, qui viendront en complèment des équipes agronomiques et de la pépinière de l’entreprise dans les Landes.
Parallèlement, une nouvelle ligne de production est en cours d’installation au sein de cette pépinière. Conçue avec l’appui d’un ergonome, cette installation vise à optimiser les conditions de travail tout en réduisant la pénibilité pour les équipes.
Source : batirama.com / Laure Pophillat / © Freepik