Solvay abandonne son projet de nouveau centre de R&D à Lyon

Le chimiste belge Solvay annonce l'abandon de son projet de construction d'un nouveau centre de recherche et développement dans la Vallée de la chimie lyonnaise.

Ce centre devait accueillir un millier de salariés à l'échéance 2023, au prix d'un investissement supérieur à 100 millions d'euros. Le projet entrait dans le cadre d'un vaste plan de restructurations immobilières de Solvay, à Lyon, Aubervilliers, Paris et Bruxelles.

 

Mais, Solvay a jugé "nécessaire" une "adaptation" de ces projets, "en raison de la forte augmentation" de leur coût "et de l'évolution du contexte économique". En outre, le nombre de collaborateurs souhaitant déménager vers Bruxelles ou Lyon (qui devait accueillir des chercheurs venus d'Aubervilliers) "a été jugé trop faible, avec pour conséquence potentielle de porter atteinte à la continuité des activités au service de nos clients", a expliqué le groupe.

 

Alors que le projet initial prévoyait de raser 80% des bâtiments de l'actuel centre de recherche lyonnais pour y construire un bâtiment de prestige, celui-ci sera simplement "modernisé". Idem pour le site d'Aubervilliers où seront regroupées au printemps prochains les activités de recherche et d'administration de Solvay en Ile-de-France.

 

Un projet spectaculaire en courbes et transparences abandonné

 

En Belgique, le groupe "maintient sa décision de construire un nouveau siège social, mais arrête le projet architectural actuel", car son coût de construction est devenu "trop élevé". "L'une des grandes forces du groupe Solvay est sa capacité à constamment se transformer pour s'adapter au mieux à son environnement", a commenté son secrétaire général Michel Defourny, expliquant vouloir utiliser au mieux les ressources financières de l'entreprise.

 

Il y a un an, Solvay avait présenté en grande pompe son futur centre de R&D lyonnais, un spectaculaire bâtiment, tout en courbes et transparences, devant remplacer une série de constructions hétéroclites bâties dans les années cinquante en bordure d'autoroute.

 

Le projet retenu à l'époque, dû au cabinet Patriarche du Bourget-du-Lac (Savoie), s'articulait autour d'une rue intérieure reliant les principaux pôles du bâtiment à la manière des "ramblas" barcelonaises.



Source : batirama.com

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