Fenêtres de toit et puits de lumière : un marché très dynamique

Marqués par de fortes évolutions techniques depuis 10 ans, les fenêtres de toit et les puits de lumière se démarquent du secteur de la construction, affichant une très bonne santé.

Les fenêtres de toit ont bénéficié de multiples améliorations techniques. Tout d’abord, en matière d’isolation thermique, hiver comme été. Ainsi, la fenêtre de toit la plus vendue est trois fois plus isolante en hiver qu’il y a 10 ans, tandis qu’en été elle repousse, à elle seule, 77% de la chaleur.

 

Un gros travail a également été fourni au niveau des bruits d’impact, ce qui est important puisque, la plupart du temps, les combles sont transformés en chambres à coucher. A titre d’exemple, par temps très pluvieux, les produits du leader, Velux, se trouvent au-dessous du bruit de réveil, à 46 dB.

 

Quand l’intelligence vient à la toiture

 

Des efforts ont été faits par ailleurs au niveau de l’intégration des produits en toiture, qui ont permis de faire accepter beaucoup plus facilement les fenêtres de toits par les règlements communaux (coloris, travail sur l’affleurement en toiture, réduction de la taille des profilés), le tout en préservant l’alignement avec le vertical pour valoriser le patrimoine.

 

Enfin, les systèmes sont de plus en plus intelligents, tout en étant très simples d’usage, laissant la main aux particuliers. Certaines fenêtres sont ainsi vendues avec une télécommande comportant différents programmes, tels que la ventilation en absence pour améliorer la qualité de l’air intérieur, la manipulation automatique de la fenêtre pour éviter les surchauffes estivales ou encore la simulation de présence.

 

Une pose facilitée

 

Des améliorations ont également été faites en matière de facilitation de pose, grâce à différentes techniques (par exemple des pattes de fixations permettant une pose “0 erreur”). Les fabricants cherchent aussi à ce que l’installateur soit capable de délivrer la performance attendue grâce à des systèmes permettant de réaliser des liens faciles entre la fenêtre et le pare-vapeur ou entre la fenêtre et l’étanchéité à l’air.

 

De la même manière, en ce qui concerne les puits de lumière, ils œuvrent à ce que les liaisons entre le diffuseur et le reste du toit soient thermiquement correctes et que les collerettes pare-vapeur soient bien traitées.

 

 

L’AVIS D’UN REPRESENTANT D’INDUSTRIEL

 

Jean-Pierre Jacquet,
directeur marketing Velux, membre de l’UFME

 

« Une fois installé, les particuliers trouvent le conduit de lumière magique ! »

 

Comment se porte le marché de la fenêtre de toit en France et quels sont les principaux acteurs présents dans l’hexagone ?


Aujourd’hui, le marché de la fenêtre de toit est en pleine croissance et grandit beaucoup plus rapidement que le marché du bâtiment en général (10 points de plus en 2015 par rapport aux chiffres des syndicats du négoce).

 

C’est un marché très dynamique car il répond à une problématique dans l’air du temps : la recherche d’un espace plus grand, confortable et au meilleur coût. L’aménagement des combles permet, en effet, un prix du m2 deux à quatre fois moins cher qu’un m2 dans le neuf, voire jusqu’à 10 fois moins dans certaines zones.

 

Cet engouement vient du télétravail, des enfants qui restent plus longtemps au foyer et du besoin d’une pièce de loisirs pour la famille. L’aménagement des combles est aussi une solution plus simple car il n’y a pas de déménagement et très peu de contraintes pendant les travaux.

 

Et qu’en est-il des conduits de lumière ?


En ce qui concerne les conduits de lumière, il s’agit d’un marché relativement nouveau puisqu’il date, en France, de 5 à 6 ans. Auparavant, le concept était totalement inconnu chez nous, alors qu’il était très répandu dans les pays anglo-saxons (USA, Australie et Grande-Bretagne).

 

C’est un excellent complément pour apporter de la lumière naturelle dans un habitat, là où une fenêtre ne peut le faire : combles non exploités, couloirs ou des pièces borgnes telles qu’une salle d’eau, des toilettes ou des pièces de services.

 

Un puits de lumière délivre ainsi la même lumière qu’une ancienne ampoule de 60 W par temps gris. En 2015, le marché a progressé de + 20% en volume. On observe un très fort développement dans le résidentiel, tandis que ces systèmes commencent à pointer dans le tertiaire avec des tubes de grandes dimensions.

 

Par ailleurs, les consommations d’éclairage sont prises en compte de manière beaucoup plus précise dans la RT 2012, qui préconise d’assurer un bon éclairage naturel et de réduire l’utilisation de l’éclairage électrique.

 

L’éclairage naturel devient donc l’un des principaux leviers pour réaliser de substantielles économies d’énergie dans les bâtiments. Fenêtres de toit et conduits de lumières sont aussi de très bons arguments en faveur du confort de vie, notamment au niveau du bbio.

 

En rénovation, on trouve 20 à 25% de surfaces vitrées (par rapport aux m2 au sol) permettant de bien vivre à l’intérieur tout en faisant des économies d’énergie et en offrant un bon confort thermique. Quant au nombre d’acteurs sur le marché, on en compte 3 ou 4 en fenêtres de toit et 2 ou 3 en conduits de lumières, chacun offrant des produits et services ayant leurs caractéristiques propres.

 

 

Puits de lumière : comment ça marche ?

 

 

©Velux

 

Le dôme permet de capter la lumière naturelle du soleil. Il doit être impérativement étanche et résistant, tout en laissant pénétrer les rayons du soleil. Il est fixé au moyen d’un anneau, généralement en aluminium, ce qui permet d’assurer l’étanchéité, ainsi qu’un écoulement normal de la condensation.

 

Autre pièce importante du système placé à l’extérieur, le solin assure la liaison entre le dôme et le tube, nécessitant lui aussi une bonne étanchéité. Chemin par lequel va transiter la lumière, un tube réfléchissant est recouvert de petits miroirs, de cristal ou d’un revêtement réfléchissant.

 

Il limite ainsi considérablement la déperdition de lumière et permet d’en tirer parti, même lorsque le soleil est faible. Zigzagant à l’intérieur du tube, la lumière arrive dans la pièce souhaitée, en atteignant le diffuseur, la seule partie du système qui se trouve dans la pièce à éclairer.

 

 

Ce que dit la réglementation

 


La législation concernant l’installation ou la rénovation d’une fenêtre de toit est dans un premier temps régie par le Code civil aux articles 675 à 680 qui prévoient tous les cas de figure selon l’emplacement, l’orientation ou encore la surface nécessaire pour installer ou changer une fenêtre de toit.

 

 

A choisir pour la fenêtre de toit : le type d’ouverture

 

En ce qui concerne les fenêtres de combles, s’il est important de choisir un vitrage efficace, il faut aussi veiller au sens de leur ouverture qui peut être :

 

PRODUITS

 

Intégra par Velux : Pilotage domotique

 

Cette fenêtre de toit à motorisation intégrée est équipée d’un moteur d’ouverture invisible en partie haute. Elle offre une ouverture par rotation, avec un pilotage sur commande tactile programmable. Un système d’aération est intégré à la barre de manoeuvre, qui permet le nettoyage par retournement complet de la fenêtre. En option : des volets roulants et/ou des stores électriques sans câblage supplémentaire. Elle est disponible en version électrique ou à énergie solaire. Commande avec 8 programmes enregistrés. Dimensions (l x h) : 55 à 134 x 78 à 140 cm.
 

DRC par Fakro : Fenêtre de toit en PVC isolé pour toit plat

 

Cette fenêtre, en triple vitrage feuilleté est destinée à assurer l’apport de lumière naturelle et la ventilation de pièces situées sous un toit plat. Elle se compose d’un ouvrant et d’un dormant en profilés PVC multichambres avec isolant en polystyrène intégré. L’ouverture s’effectue à 80° par des vérins à gaz. Elle dispose d’une coupole de protection en polycarbonate opale ou transparent avec film de protection anti-UV. Dimensions (L x l) : 60 x 90 cm : 90 ou 120 x 120 cm et 100 x 100 cm.

 

Roto Q- QT4 par Roto Frank : Fenpetre de toi à rotation motorisée

 


Prête à poser, cette fenêtre de toit motorisée est disponible en 5 largeurs de 70 à 140 cm et en 4 hauteurs de 55 à 134 cm. Sa structure en bois intègre un capot extérieur isolé, des raccords d’étanchéité périphériques et une poignée ergonomique. Elle existe en version double vitrage thermo-acoustique avec possibilité de triple vitrage et en version anti-effraction. La pose se fait en saillie ou encastrée et la motorisation électrique est à commande filaire, radio ou solaire. Largeur : 70/78/ 98/ 118 ou 140 cm. Hauteur : 55/ 78/ 114 ou 134 cm. Coefficient de transmission thermique (U) : jusqu’à 0,78 W/m2.K.

 

Cast Acier PMR par Cast-PMR : Châssis à rupture de pont thermique


Pour une toiture en pente de 10 à 70°, cette fenêtre de toit à ouverture par projection est pourvue d’un châssis composé de profilés à rupture de pont thermique en acier, traité anticorrosion et d’un double vitrage de 27 mm d’épaisseur. Décliné en 3 profils, il peut accueillir plusieurs ouvrants à juxtaposer et/ou superposer. Dotée d’une ouverture mécanique ou motorisée, il est disponible en 10 dimensions standard ou sur mesure. En option : vitrage à contrôle solaire. Coefficient de transmission thermique (Uw) : 1,5 W/m2.K.

 

GV Visionvent par Glazing Vision : Fenêtres de toit motorisées ou manuelles

 

Cette gamme propose différents modèles. Le manuel s’ouvre avec un simple vérin à vis et une longue manivelle. Le motorisé s’ouvre en appuyant une fois sur une télécommande pour actionner un double mécanisme d’entraînement. Un autre modèle motorisé est une unité de ventilation intelligente qui utilise une électronique dernière génération pour un fonctionnement en douceur. Enfin, une fenêtre double fonction reçoit la même technologie que la version ventilation simple, mais avec l’option de pouvoir débrayer le mécanisme d’entraînement et ouvrir le panneau à presque 90°.

 

Lumitoit pro par onduline : Chassis de toit monobloc aluminium double-vitrage traité anti-uv pour l'éclairement des combles non aménagés

 

Le châssis de toit lumitoit pro® a été spécialement élaboré pour être mis en oeuvre, aussi bien sur une couverture en tuile galbée, que sur tuile plate ou ardoise pour une pente de toit à partir de 27 % (15°). Dimensions et ouverture pratiques. Deux formats : 45 x 73 cm et 45 x 55 ; les plus répandus et les plus pratiques pour répondre aux besoins du marché. Ouverture latérale ou par projection. Poignée en métal. La conception monobloc du châssis permet : une manutention simple qui évite tout risque de casse ou de perte d’éléments ; une pose complète du châssis en une seule opération, limitant ainsi le temps d’intervention ; l’utilisation d’un outillage très simple.

 

hexatube par hexadome : habitat collectif ou individuel

 

Ce conduit de lumière pour éclairage zénithal est composé d’un dôme en acrylique de 25, 33 ou 53 cm de diamètre, d’une plaque diffusante, de costières, d’un tube réfléchissant en aluminium traité en surface de 60 cm de longueur, d’un coude réglable à 45° et d’un diffuseur rond à triple parois en polycarbonate pour plafond en plâtre. Adapté à tous types de toitures, il concerne les maisons individuelles et logements collectifs. Flux lumineux : 25 000 à 44 000 lx (10 h/jour selon situation géographique).

 

Cristal par Lightway : Pour toit-terasse

 

Cette gamme de puits de lumière existe en Ø 16 cm, 22 cm, 32 cm et 52 cm, adaptés aux pièces selon leur superficie. Le cristal de Bohème offre des propriétés de transparence, de solidité, tout en intégrant un filtre anti UV et un traitement contre les infra-rouges. L’abergement épouse la forme de la toiture. Le dôme intègre un traitement pour la collecte des rayons lumineux, pour éclairer les pièces même par temps gris. L’option Blue Performance est composée d’un double ou triple vitrage à remplissage Argon à l’intérieur de la rallonge et d’un isolant en polystyrène XPS à l’extérieur de celle-ci pour éliminer toute création de pont thermique et de condensation.

 

 

Solatube brighten up 160DS et 290DS par Nature et Confort

: Conduits de lumière natuelle pour résidentiel

 

Destinés à l’éclairage naturel des pièces sombres éloignées des ouvertures, ces conduits de lumière sont composés d’un dôme (collecte en toiture) pour une surface sombre à éclairer d’une superficiede 10 m2 à 15 m2, d’un solin étanche 100 % métal adaptable sur tous types de toiture et toutes pentes, d’un tube droit ou coudé à 90° allant jusqu’à 6 m ou 9 m de longueur et d’un diffuseur plafond double-paroi. Diamètre : 25 mm ou 35 mm. Flux lumineux : 2 800 Lumens 8 h/jour à Paris et 4 700 Lumens 8h/jour à Paris.



Source : batirama.com / Michèle Fourret / ©photo d'ouverture : Velux

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