Réduire la consommation d'eau jusqu'à 30 %

Les économies d?eau ne bénéficient pas d?une réglementation. Cela n?empêche pas vos clients d?être de plus en plus demandeurs de solutions pour limiter l?augmentation constante de leurs factures !

 

Le budget en eau d’un foyer de 4 personnes oscille, en France, entre 380 et 538 € par an, avec un prix moyen du m3 de 3,05 €, voire 4,47 € dans certaines régions. Les dix dernières années ont vu le prix de l’eau augmenter de près de 60 % en moyenne. On annonce même une augmentation de 10 % par an minimum d’ici 2010. Paradoxalement, nos besoins en eau sont devenus de plus en plus importants. Il existe des solutions antigaspillage, telles que les appareils sanitaires économiseurs d’eau ou le recueil de l’eau de pluie. On peut aussi suivre ses consommations et détecter d’éventuelles fuites.

De nouvelles règles de conception


Les artisans seront bientôt touchés par un certain nombre de dispositions. Ainsi, ils devront répondre à une refonte des DTU 60 sur les règles de calcul, d’ici à 2010. Une révision de la conception des réseaux d’eau intérieurs est en cours pour une optimisation des réseaux en eaux froide et chaude. Il est probable que l’on oblige les installateurs à de nouvelles règles de conception des réseaux, avec des tuyauteries de diamètre plus petit, une pression augmentée… d’ici 3 à 5 ans maximum ! Le CSTB accompagnera ces professionnels en développant des logiciels d’aide à la conception des réseaux.


Source : batirama.com / M.F.

 

Avis d'expert - Jean-Michel Axes* « La France est en retard »
 

« Plusieurs arrêtés réglementaires définissent les économies d’eau possibles, notamment au niveau de la récupération d’eau de pluie. Le dernier, en date du 26 décembre 2008, indique que l’installation doit être réalisée par un plombier en suivant des règles de mise en œuvre strictes, avec les accessoires adéquats, notamment au niveau des connections. Il convient ensuite de faire une déclaration auprès de la mairie et, enfin, de faire procéder à un contrôle par l’agent de distribution d’eau potable du service public afin de vérifier qu’il y ait bien disconnexion entre le réseau d’eau potable et le réseau de récupération d’eau de pluie grâce à un disconnecteur par surverse totale. L’usage de l’eau de pluie pour le lave-linge nécessite une déclaration préalable du fournisseur du système de traitement auprès du ministère en charge de la Santé. À terme, on peut penser que l’on aura également la possibilité, à l’instar de nombreux autres pays dont l’Allemagne et l’Australie, la possibilité de récupérer les eaux grises (eaux de cuisine, sanitaires, etc.), ce qui n’est pas encore admis en France, très en retard sur ce point. Il est possible d’obtenir une dérogation auprès des autorités compétentes : préfecture, services de la santé. » * Directeur du CSTB - Nantes

 

Solution n° 1 : Compteurs individuels La mise en place du comptage individuel entraîne une baisse de l’ordre de 15 à 30 % des consommations d’eau dès la première année d’installation. Deux types de compteurs existent : le compteur de vitesse et le compteur volumétrique. Pour éviter les fuites, on peut monter, après le compteur d’eau, un dispositif qui estime le débit réel de l’eau et détecte toutes les consommations continues et anormalement longues révélatrices d’une fuite. L’appareil coupe alors le réseau ou avertit par sonnerie, voire par téléphone.

 

 

 

 

 

Solution n° 1 : Compteurs individuels

 

La mise en place du comptage individuel entraîne une baisse de l’ordre de 15 à 30 % des consommations d’eau dès la première année d’installation. Deux types de compteurs existent : le compteur de vitesse et le compteur volumétrique.


Pour éviter les fuites, on peut monter, après le compteur d’eau, un dispositif qui estime le débit réel de l’eau et détecte toutes les consommations continues et anormalement longues révélatrices d’une fuite. L’appareil coupe alors le réseau ou avertit par sonnerie, voire par téléphone.

 
Le compteur de vitesse fonctionne sur le même principe
qu’un moulin à eau.
Légende : L’eau en mouvement entraîne la turbine.
 

Intérêts : peu sensible à la présence d’impuretés dans l’eau et le moins cher à l’achat comme à la location.
Limites : ne détecte pas toujours les fuites légères et doit être posé horizontalement.

 

 


Le compteur volumétrique comporte un cylindre creux, qui, une fois rempli, se retourne pour alimenter la maison.

Intérêts : même un faible débit est enregistré et il peut être installé horizontalement ou verticalement.
Limites : le frottement du piston peut entraîner une légère nuisance sonore. Il est assez sensible aux impuretés contenues dans l’eau et son prix est plus élevé.



 








Avec une pression importante, le débit peut augmenter jusqu’à 24 l/min. sous 6 bars. Il est alors possible (voire nécessaire) d’intercaler un réducteur.
  Un réducteur de pression abaisse la pression à la valeur souhaitée de façon permanente, c’est-à-dire en écoulement comme à l’arrêt et sans que le débit ne soit significativement affecté. Il est choisi en fonction de la demande attendue en débit de puisages pour pouvoir maintenir, même en cas de simultanéité de ces puisages, une pression disponible suffisante. On le pose au niveau de l’arrivée générale du bâtiment (normalement alimentée par une pression supérieure à 3 bars).Intérêts : indépendamment de l’aspect économique contre le gaspillage
de l’eau (notamment en eau chaude), il permet d’améliorer le confort en autorisant un fonctionnement des robinetteries dans de bonnes conditions.


Solution n° 3 : Limiteurs de débit et aérateurs


Ils permettent de réduire le gaspillage d’eau généré par une surpression ou un débit important dans les canalisations.

 

Déverrouillables, ces dispositifs permettent un réglage précis du débit, à moduler à la carte. Ils peuvent être posés entre le robinet et le flexible de douche ou installés à l’extrémité du robinet, sur lequel on peut trouver des leviers à double action : une première action sur le levier offre un débit de 0 à 6 li­tres/min. à 3 bars, puis une deuxième action permet de passer au débit supérieur (de 6 à 12 litres/min.). Ceci autorise une gestion en fonction des besoins du volume d’eau (entre 50 et 100?%), générant de substantielles économies. Pour leur part, les aérateurs sont des systèmes à grille que l’on place à l’extrémité du col de cygne et qui limitent le débit d’eau en aérant le jet, ce qui évite la sensation d’insuffisance de jet et réduit la consommation d’eau jusqu’à 50?%. Ils existent en version mâle ou femelle en fonction du type de robinetterie.


Intérêts : avec un régulateur, le débit d’eau passe de 12 à 6 l/min., soit près de 50?% d’économie d’eau. Le fait d’assurer une pression convenable évite, par ailleurs, les bruits et vibrations désagréables au niveau des installations intérieures et favorise leur sauvegarde.


Solution n° 4 : Robinetterie


Les robinets à fermeture automatique et à commande par détecteur limitent les ­pertes d’eau, tandis que les mitigeurs augmentent le confort d’utilisation, tout en ­diminuant le temps de recherche de la bonne température, soit 100?% d’économie.

 

Les robinets à fermeture automatique et à commande par détecteur infra-rouge, ultra-sons ou électromagnétique permettent de régler au préa­lable la température de l’eau et de déclencher son écoulement par l’approche ou le retrait des mains ou du corps. Les mitigeurs thermostatiques présentent une double commande pour le débit et la température : les économies se font au niveau de l’eau, mais aussi de son réchauffage.


Intérêts : les économies d’eau qu’ils engendrent sont importantes et l’hygiène très accrue. Certains robinets électroniques d’urinoir, par exemple, permettent une économie d’eau et d’énergie estimée à 70 % par rapport aux robinetteries classiques.
Limites : ils sont d’un coût plus important au départ. 



 







Les systèmes double chasse ou double commande permettent de choisir une chasse de 6 litres ou 3 litres, grâce à une association de réservoirs de capacité plus faibles que celui du système classique. Il existe également des systèmes dits interrompables, qui comportent un seul bouton poussoir, sur lequel une première impulsion déclenche la chasse et une deuxième impulsion l’arrête. Mais on peut aussi descendre plus bas (un peu plus d’un litre) avec les systèmes d’aspiration dans un réseau sous vide ou, encore plus fort, avec les appareils sanitaires qui fonctionnent… sans eau.


Intérêts : la double chasse permet d’économiser près de 60?% sur la consommation de WC d’un logement, soit près de 17?% sur la consommation globale du logement.
Limites : le système interrompable est également fiable, mais son efficacité est faible car la plupart du temps l’utilisateur oublie de donner la deuxième impulsion.


Solution n° 6 : Récupération d’eau de pluie


Un collecteur peut récupérer 80 à 90 % de l’eau qui tombe du toit lors d’une averse. Il peut être utilisé comme trop plein automatique : dès que la cuve est pleine, l’eau est refoulée dans la gouttière puis évacuée dans le réseau d’eaux pluviales.

 

Le principe de fonctionnement d’un système de récupération d’eau de pluie est simple : la pluie qui tombe sur la toiture de la maison est canalisée dans des gouttières qui sont reliées à une cuve intérieure ou extérieure (enterrée ou non) et tombe dans le collecteur. À cette étape, l’eau est filtrée, empêchant toute intrusion de débris divers dans la cuve. Le filtre évite également la formation de vase et l’altération de l’eau. Une pompe électrique permet d’acheminer l’eau de la cuve vers la maison où elle peut alimenter les sanitaires et appareils ménagers.


Intérêts : pour une maison individuelle de 100 m2 au sol, on estime la capacité de récupération d’eau de pluie à environ 5?000 à 7?000 litres. Une famille de 4?personnes peut donc économiser 70 m3 d’eau potable par an. Même pendant le mois où il pleut le moins, il est possible de récupérer 30 à 40?litres par m2 de toiture.


Limites : il faut pouvoir stocker un minimum d’eau, bénéficier d’un approvisionnement régulier et disposer d’une belle zone de captage. On prévoira également un stockage qui devra être capable de fournir un volume valide de trois semaines (volume maximal de 1?m3 par 25?m2 de surface de collecte recouverte).







↑ Allez en Haut ↑