Le secteur cimentier vise une stabilisation en 2016

Le secteur français du ciment aperçoit en 2016 "quelques signes d'optimisme" et table ainsi sur une stabilisation du marché, après 8 années de décroissance.

En 2015, le marché du ciment "a encore reculé d'un million de tonnes", passant d'un peu plus de 18 millions de tonnes à 17,1 millions, a déclaré M. de Parisot, à l'occasion des Rencontres de l'industrie cimentière.

 

Le niveau du marché en 2015 représente une chute de plus de 30% par rapport à 2007, qui marquait le point haut du cycle précédent, a-t-il précisé. "Nos usines tournent entre 65 et 70% , donc on est très loin des 100% de fonctionnement de l'époque de 2007", a ajouté le président du syndicat (Sfic).

 

Il a souligné que le niveau des importations de ciment est resté constant à 1,5 million de tonnes dans l'intervalle. La part du ciment importé est ainsi montée à 10%, pesant sur l'activité des usines françaises. "Depuis 2007, ça fait 8 ans de décroissance. On espère avoir atteint le fond et repartir pour un cycle meilleur", a-t-il résumé.

 

Stabilisation en 2016

 

En 2016, "on voit quelques signes d'optimisme ", a poursuivi M. de Parisot. "Mais on n'aura pas une reprise de 10% du marché du ciment", a-t-il tempéré. "Les prévisions de notre syndicat, c'est plutôt autour de zéro.

 

Comme élément d'optimisme, il a cité la hausse des permis de construire enregistrée sur le dernier trimestre 2015. Pour cette année, le président du Sfic mise sur une progression de 10% des mises en chantier, qui pourraient atteindre 380.000 logements, a-t-il précisé, en se référant aux prévisions du secteur du bâtiment.

 

En revanche, l'activité des travaux publics devrait continuer à baisser et les grands chantiers restent absents, malgré "des petits débuts de travaux" pour le Grand Paris, a-t-il observé.

 

Baisse du prix du pétrole : peu d'incidence pour les fours

 

Le patron de l'industrie cimentière a par ailleurs assuré que la baisse du prix du pétrole ne remet pas en question l'objectif d'utilisation de produits de récupération dans les fours des cimenteries.

 

"Aujourd'hui, c'est économiquement moins intéressant de brûler des déchets qu'avant, mais ça ne remet pas en cause la stratégie de l'industrie là-dessus", a-t-il déclaré. En 2015, 36% de l'énergie consommée par les cimentiers est issue du recyclage de déchets et l'engagement du secteur est de porter cette part à 50% d'ici 2020.

 

L'industrie cimentière recycle d'autre part des matières minérales issues d'autres industries dans la fabrication du ciment. En 2015, 2,6 millions de tonnes de matériaux recyclés ont été utilisés, soit environ 13% du total de matières premières, a précisé M. de Parisot.



Source : batirama.com / AFP

 

©lafarge

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