Comment répondre aux besoins de modernisation des infrastructures ?

Pour répondre aux défis de modernisation des infrastructures dans un contexte budgétaire sous pression, le Medef a fait une vingtaine de propositions.

"La France a longtemps bénéficié d'une excellente réputation de ses infrastructures et des services associés, mais sa position relative est en train de se dégrader, comme le montre l'évolution des classements réalisés par le World Economic Forum", souligne le Medef dans un rapport réalisé avec l'aide de l'institut de recherches économiques Coe-Rexecode.

 

Selon ce rapport, les besoins en investissements pour moderniser les infrastructures de réseaux - aussi bien dans les transports, l'énergie, l'eau et l'assainissement que les communications - pourraient s'élever à 50 milliards d'euros par an sur la période 2015-2020.

 

Or, "le programme de stabilité budgétaire 2015-2018 induit un manque de financements de 50 milliards sur la période 2015-2020, qu'il faudrait combler par un accroissement des financements privés et un maintien de l'effort d'investissement public autour de 2% du produit intérieur brut (PIB)", souligne la principale organisation patronale.

 

Une nouvelle gouvernance des infrasctructures réseaux

 

Elle estime nécessaire un "rééquilibrage des efforts de réduction des dépenses publiques pour préserver l'investissement plutôt que les dépenses de fonctionnement".

 

Dans ce contexte, le Medef préconise de "mettre en place une nouvelle gouvernance des infrastructures réseaux au service d'une stratégie de développement économique", estimant que pour l'heure la France n'a pas de "vision globale" de l'état de ses réseaux, la gouvernance étant "extrêmement éclatée et peu efficace".

 

L'organisation suggère aussi de "créer un cadre européen adapté au développement et au financement des infrastructures", d'"assurer la sécurité juridique et financière des parties prenantes" et de "créer un véritable marché des infrastructures".

 

Loi

cadres ou lois-programmes pour 5 à 10 ans

 

Le principal syndicat patronal propose ainsi de "recourir à des lois cadres ou des lois-programmes pour 5 ou 10 ans pour ce qui concerne les projets nationaux" ou de "mettre en place des bases de données régionales des projets d'infrastructures" pour "faire se rencontrer offre (projets) et demande (investisseurs)".

 

L'organisation propose également de "créer une structure de pilotage interministérielle des infrastructures de réseaux". Une façon, selon elle, de "fixer avec les régions des objectifs pluriannuels de programmation, partager des stratégies, garantir la cohérence de la nouvelle politique d'infrastructures".



Source : batirama.com / AFP

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