Isolation par l’extérieur : un marché en expansion

En matière d?isolation de toiture par l?extérieur, le sarking rejoint davantage les techniques traditionnelles et semble plutôt dévolu aux régions de montagnes. Quant aux systèmes de panneaux porteurs, ils montent en puissance, en raison notamment d?un gain de temps considérable.

 

Une toiture de maison individuelle sans isolation est responsable d’environ 30 % des pertes énergétiques d’une habitation : il s’agit donc de la partie la plus rentable à isoler dans une construction. Le choix d’une isolation de toiture par l’extérieur permet en outre d’augmenter la surface habitable intérieure et de laisser apparente la charpente. Parfaitement réalisable dans le neuf, cette technique reste plus délicate dans l’ancien. Dans tous les cas, elle peut s’effectuer de deux façons : soit par la technique du sarking, soit par celle des systèmes de panneaux.

 

Sarking : une technique limitée ?


En volume, le sarking représente environ 1 % du marché de l’isolation de toiture.On trouve son lieu de prédilection essentiellement en région montagneuse, là où une double ventilation est nécessaire, le panneau de toiture étant limité à une altitude inférieure à 900 mètres. Il constitue une évolution de mise en œuvre traditionnelle, puisqu’il nécessite un double chevronnage et un isolant et n’offre ni plafond intérieur, ni portance. Il semble que les industriels, tout comme certains poseurs, considèrent le sarking comme une technique aujourd’hui sensiblement limitée. Le vrai point commun entre le panneau de toiture et le sarking se trouve dans l’apport d’une isolation continue (tout au moins pour les sandwichs car les panneaux sous forme de caissons offrent une rupture).

 

Panneaux de toiture : en pleine expansion


Pour leur part, les panneaux de toiture proposent un marché d’environ 1 700 000 m², se répartissant en 65 % de concepts caisson et 35 % de panneaux sandwichs environ (soit quelque 0,2 % du marché). Ce micro marché est animé par deux acteurs majeurs qui représentent 70 à 80 % du marché : Knauf, qui pèse environ 25 % et le Belge Unilin, poids lourd de 55 % depuis son rachat de la marque Trilatte voici quelques années. Viennent ensuite Efisol, Beopan et de plus petits comme Sapisol et d’autres, plus marginaux encore. « Bien qu’en pleine expansion, il s’agit encore d’un marché de niche qui se destine pour 85 % à l’habitat résidentiel  », explique Michel-Xavier Villette, chef de marché national Toiture chez Knauf. Les 15 % restants visent les ERP (collèges, salles polyvalentes, salles de sport, etc.). Enfin, dans l’habitat, les panneaux à finition plâtre représentent de 70 à 80 % du marché. Si la construction neuve est plus importante, le marché de la rénovation se développe cependant pour des opérations comme le rehaussement des toitures ou encore le réaménagement des combles.


Les panneaux de toiture : un marché qui intéresse des opérations comme le rehausemment de toiture ou le réaménagement des combles

 

De vrais avantages

 

« La lenteur de pénétration du marché, suivie de son brusque déblocage, s’explique par les contraintes du marché : le coût du foncier favorise toutes formules permettant des gains de surface habitable. Il s’agit également de produits qui répondent aux problèmes de pénurie de main d’œuvre qualifiée, aux exigences de réduction des temps de construction et des délais de livraison des bâtiments », souligne F.X. Villette.

 

Nuisances réduites

 

Partenaire de l’UNCMI, Knauf a pu constater l’apparition d’un intérêt certain pour cette formule parmi les constructeurs, d’autant qu’elle est également marquée du sceau de la rapidité : une fois les panneaux posés, on peut faire évoluer les différentes phases d’intervention des lots intérieurs (le cloisonnement, par exemple), pour un gain de temps encore augmenté. En outre, en réhabilitation lourde, les nuisances de chantier sont très réduites pour le client : on peut traiter les deux moitiés du chantier, l’une après l’autre sans le moindre problème et en permettant aux occupants d’habiter toujours leur maison.

 

Source : batirama.com / Michèle Fourret

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