Etex mise sur ses sept marques pour décarboner le bâtiment

Etex mise sur la complémentarité de ses sept marques pour réduire l’empreinte carbone des bâtiments, enrichir les possibilités architecturales et simplifier la mise en œuvre sur chantier.

Etex, que nous rencontrons au Paris Builders Show, entend mobiliser ses différentes expertises afin de répondre aux nouvelles exigences du bâtiment. En France, le groupe s’appuie sur sept marques couvrant les plaques de plâtre, la protection incendie, les façades et couvertures en fibres-ciment et l’isolation :  Siniat, URSA.

 

 

Sept marques pour couvrir plusieurs métiers du bâtiment

", qui entend renforcer les synergies entre ses différentes activités plutôt que juxtaposer des offres produits, une complémentarité permettant au groupe d’intervenir sur plusieurs composants d’un même bâtiment, depuis les cloisons et les doublages jusqu’à l’enveloppe extérieure, en passant par l’isolation et la protection incendie. En France, son organisation repose sur trois divisions :

– Building Performance réunit Siniat, spécialiste des systèmes en plaques de plâtre, et Promat, expert de la protection passive contre l’incendie et de l’isolation haute performance ;

– La division Fiber Cement rassemble Cedral, EQUITONE, Eternit et Superboard, avec des solutions destinées notamment aux façades, aux couvertures et aux revêtements ;

– Enfin, URSA apporte son expertise en isolation thermique et acoustique.

 

"Batimat est un rendez-vous incontournable pour écouter nos clients, échanger avec nos partenaires et renforcer les liens avec l’ensemble de notre écosystème", expliquait Bernard Delvaux, le CEO du groupe Etex, dans le communiqué annonçant le rassemblement de ses marques. Il ajoutait que "en réunissant pour la première fois sept de nos marques sur un même stand, nous démontrons la complémentarité de nos expertises et notre capacité à proposer des solutions innovantes et durables qui répondent aux défis de la construction et de la rénovation d’aujourd’hui et de demain". © Etex

 

Au-delà de cette volonté de rapprochement, l’enjeu est de proposer aux professionnels des solutions cohérentes avec les exigences techniques et environnementales des projets, tout en les accompagnant dans leur mise en œuvre. En effet, Etex chantier, précisant que le groupe s’appuie sur un service après-vente et une assistance technique, et propose une aide au démarrage des travaux, via des démonstrations et des préconisations de pose, notamment pour les systèmes de bardage. Des formations en ligne ou directement en entreprise permettent également aux équipes de se familiariser avec les solutions et leurs conditions de mise en œuvre, afin de sécuriser la pose comme de faciliter le travail sur le terrain.

En France, Etex emploie près de 1 800 personnes réparties sur 18 sites. Le pays représente environ 19 % du chiffre d’affaires du groupe, selon une communication publiée en novembre 2025. À l’échelle mondiale, l’entreprise compte près de 13 500 collaborateurs et exploite plus de 190 sites dans 46 pays.

 

 

Siniat réduit l’empreinte carbone du second œuvre avec Vivapure®

 

Le programme Viva

La décarbonation ne concerne plus seulement la structure d’un bâtiment puisque avec la RE2020, les choix de matériaux et de systèmes contribuent eux aussi au calcul de l’impact environnemental de la construction. Pour les fabricants, l’enjeu consiste donc à proposer des produits moins carbonés sans dégrader les performances attendues ni compliquer le travail des entreprises. Siniat développe cette approche à travers son programme Viva, s’articulant autour de deux axes : la circularité, avec les solutions Vivacycle®, et la décarbonation, avec la gamme Vivapure®.

Siniat présente notamment une plaque de plâtre française affichant un impact carbone négatif en sortie d’usine grâce à l’intégration de matériaux biosourcés – bois brut issu de filières durables. La gamme comprend également des profilés métalliques bas-carbone composés de 75 % d’acier recyclé. La réduction de l’empreinte carbone passe par une approche globale, prenant en compte tous les composants de la cloison. Au-delà de la plaque de parement, l’ossature métallique, les accessoires et les produits de jointoiement contribuent eux aussi au bilan environnemental du système.

 

Selon Siniat, une cloison associant les composants adaptés de la gamme Vivapure® peut afficher jusqu’à 30 % d’impact carbone en moins qu’une cloison standard 72/48 de référence, composée d’une plaque Prégyplac BA13 standard et de montants et rails de 48 mm. Cette comparaison repose sur le calcul dynamique utilisé dans le cadre de la RE2020. © Laure Pophillat

 

Un enduit à séchage naturel composé à 97 % d’ingrédients d’origine naturelle

Siniat produits tout en conservant des conditions de mise en œuvre familières, et aisées, aux professionnels. Les applicateurs peuvent ainsi s’appuyer sur leurs habitudes de travail, sans bouleverser leurs méthodes sur le chantier. C'est notamment le cas de l’enduit Vivapure® 24h, mis au point au centre de recherche et développement de Siniat, à Avignon, avec une formulation contenant 97 % de composants d’origine naturelle, notamment de la poudre de marbre, du mica et de l’argile. Le fabricant annonce un impact carbone jusqu’à 25 % inférieur à celui de ses enduits de jointoiement en poudre.

 

Le produit est conforme à la norme NF EN 13963 relative aux enduits et bandes à joints pour plaques de plâtre. Son temps d’emploi annoncé est de 24 heures. Classé A+ pour les émissions de composés organiques volatils (COV), il est destiné au traitement des joints et au lissage des plaques de plâtre, en application manuelle ou mécanique. Siniat indique que ses performances sont équivalentes à celles d’un enduit à séchage standard et met en avant une glisse améliorée afin de faciliter l’application. © Siniat

 

"Avec l’enduit Vivapure® 24h, nous poursuivons notre stratégie de décarbonation du second œuvre. Notre objectif est simple : permettre aux architectes, prescripteurs et entreprises de construire des bâtiments plus sobres en carbone, sans compromis sur la qualité, la productivité et les pratiques chantier", déclarait Vivien Bonnelles, le directeur marketing produits et innovation d’Etex France Building Performance.

 

 

Fibres-ciment : des façades qui associent technique et liberté architecturale

Autre axe fort de l’offre d’Etex, les solutions en fibres-ciment de Cedral, EQUITONE et Eternit répondent aux besoins de l’enveloppe du bâtiment, en construction neuve comme en rénovation.

Pour rappel, le fibres-ciment fut inventé par l’industriel autrichien Ludwig Hatschek, qui déposa son brevet en 1900. Le fibres-ciment s’est d’abord développé avec de l’amiante, apprécié pour sa résistance et ses propriétés ignifuges. La reconnaissance des risques sanitaires a conduit à remplacer progressivement ces fibres par d’autres matériaux, notamment la cellulose. Interdit en France depuis 1997, puis dans l’Union européenne depuis 2005, l’amiante a disparu des procédés de fabrication d’Etex en 2002 – selon le groupe. Le fibres-ciment actuel conserve le principe d’une matrice cimentaire renforcée par des fibres, mais offre aujourd’hui une grande diversité de formes comme de finitions pour les couvertures et les façades. Le matériau se prête en effet à des traitements variés, de la découpe à la perforation, en passant par les finitions colorées ou l'impression numérique ; des possibilités permettant de jouer sur les textures, les motifs et les compositions de façade, tout en conservant les caractéristiques techniques recherchées pour un revêtement extérieur durable.

 

 

 

Cedral propose notamment des lames de bardage et des ardoises en fibres-ciment. EQUITONE développe des panneaux architecturaux destinés aux façades, avec des possibilités de personnalisation par impression numérique. Eternit est notamment positionnée sur les plaques ondulées et les plaques soutuile destinées aux bâtiments résidentiels, tertiaires et agricoles. Superboard complète l’offre avec des solutions pour les cloisons, les planchers et les revêtements extérieurs. © Laure Pophillat

 

Tous ces produits peuvent être intégrés à des systèmes de façade ventilée, un principe consistant à fixer le parement sur une ossature, en ménageant une lame d’air entre le revêtement et le mur support, avec un isolant lorsque le projet le prévoit. La circulation de l’air contribue à évacuer l’humidité présente derrière le bardage et participe à la protection des différentes couches de la paroi. En rénovation, cette technique présente plusieurs intérêts car l’isolation peut être réalisée par l’extérieur, sans réduire la surface habitable, et les travaux peuvent généralement se dérouler sans imposer aux occupants de quitter les lieux. Le nouveau parement permet également de transformer l’aspect du bâtiment.

 

Attention toutefois : les lames de bardage en fibres-ciment ne constituent pas, à elles seules, une isolation thermique. La performance dépend de la composition complète de la paroi, du choix de l’isolant comme du respect des prescriptions de mise en œuvre. © Laure Pophillat

 

 

Les ardoises en fibres-ciment Cedral illustrent l’évolution du matériau vers des solutions alliant performance technique et liberté architecturale. Fabriquée en France, près de Rennes, la gamme premium TECTA se distingue par sa finition de protection contre les UV, proposée en trois versions : Texture, Smooth et Creative. Ces ardoises sont conçues pour la toiture comme pour la façade, avec des rendus allant de l’aspect traditionnel à une finition lisse et contemporaine. Elles bénéficient d’une garantie de 30 ans sur le produit et la coloration. © Laure Pophillat
 

 

 

Cedral propose un accompagnement au démarrage des chantiers à ses clients professionnels directs, avec des conseils de mise en œuvre, une formation des équipes et des démonstrations de pose. Ce dispositif souhaite répondre à une difficulté très concrète : la qualité d’une façade ventilée dépend autant du choix des composants que de la conception de l’ossature, du traitement des points particuliers et du respect des règles de ventilation. Une pose mal exécutée peut compromettre le fonctionnement du système, même lorsque les matériaux retenus sont adaptés. © Cedral

 

 

URSA et Promat complètent les solutions d’enveloppe et de second œuvre

URSA complète l’offre d’Etex avec plusieurs technologies d’isolation adaptées aux contraintes du neuf comme de la rénovation. Sa gamme comprend notamment des laines minérales de verre, proposées en panneaux comme en rouleaux pour l’isolation des murs, des combles et des cloisons, ainsi que des isolants biosourcés à base de textiles recyclés ou de fibres de bois.

Sur le plan technique, la laine de verre associe performances thermiques et acoustiques, tout en contribuant à la protection contre l’incendie. URSA propose également des solutions en polystyrène extrudé (XPS), particulièrement adaptées aux applications soumises à des contraintes mécaniques ou à l’humidité, comme les dallages, les sols industriels et les toitures-terrasses. Sa structure cellulaire fermée lui confère une faible absorption d’eau et une résistance élevée à la compression.

La marque développe enfin des solutions AIR, des panneaux et matelas en laine de verre conçus pour l’isolation thermique et acoustique des gaines. Certains intègrent la technologie InCare, destinée à limiter le développement microbien et à contribuer à la qualité de l’air intérieur.

 

Le groupe URSA dispose de sites industriels en France et dans d’autres pays européens. Saint-Avold figure notamment parmi ses implantations françaises. © Laure Pophillat

 

De son côté, Promat est spécialisée dans la protection passive contre l’incendie, avec des plaques en silicate de calcium, des joints intumescents et des revêtements projetés qui contribuent à préserver la stabilité des structures comme à limiter la propagation du feu. La marque développe également des solutions d’isolation thermique haute température, capables de résister, selon les produits, à des températures pouvant atteindre 1 100 °C.

 

 

La démarche d’Etex dépasse la seule conception de produits moins carbonés. À l’horizon 2030, le groupe vise notamment à porter à plus de 20 % la part des matières premières issues de flux circulaires et à ne plus envoyer de déchets en décharge. Pour y parvenir, il mise sur le développement du réemploi, du recyclage et de la valorisation des matières, avec un suivi des volumes de ressources recyclées et des déchets détournés de l’élimination.

Cette stratégie prend tout son sens dans la complémentarité des sept marques du groupe. Des systèmes de second œuvre à l’isolation, en passant par la protection incendie et les solutions de façade et de couverture, Etex niveaux afin de limiter l’empreinte environnementale du bâtiment, améliorer ses performances et élargir les possibilités architecturales, sans toutefois perdre de vue les contraintes de mise en œuvre sur chantier.



Source : batirama.com / Laure Pophillat / © Laure Pophillat

↑ Allez en Haut ↑