À Aubagne, Bronzo Perasso prépare une autre façon de faire du béton

En 2027, un nouveau broyeur entrera en service à Aubagne. Plus qu’un investissement industriel, il doit permettre à Bronzo Perasso de changer la manière dont ses bétons sont formulés.

Bronzo Perasso prépare à Aubagne une évolution importante de son outil industriel. L'entreprise investit près de 8 millions d'euros dans un nouveau broyeur, dont la mise en service est prévue en 2027.

Cet équipement permettra de produire un filler calcaire micronisé à partir de ses propres ressources calcaires. Mais l'objectif va au-delà de la seule production d'un nouveau constituant.
Pour Bronzo Perasso, ce projet doit permettre de franchir une nouvelle étape dans la manière de concevoir le béton.

 

Concevoir le béton autrement

Pendant des années, l'industrie du béton a principalement travaillé sur la substitution d'une partie du ciment afin de réduire l'empreinte carbone de ses formulations.
Bronzo Perasso veut aujourd'hui pousser cette logique plus loin : partir de la performance réellement attendue du béton pour déterminer la juste quantité de chacun de ses constituants.

Le ciment reste indispensable. Mais son dosage ne doit plus nécessairement constituer le point de départ de la formulation.

Le futur broyeur constitue une pièce essentielle de cette évolution. En maîtrisant la finesse et les caractéristiques du filler calcaire produit à Aubagne, Bronzo Perasso disposera d'un levier supplémentaire pour travailler sur l'optimisation de ses formulations.

 

La performance comme point de départ


Réduire la quantité de ciment ne signifie pas simplement en retirer d'une formulation existante. L'enjeu consiste à repenser l'équilibre entre les différents constituants du béton et le rôle de chacun d'entre eux.

Granularité des matériaux, compacité du squelette, finesse du filler, interactions entre les constituants : l'objectif est de construire la formulation à partir des performances réellement attendues, plutôt que de considérer le dosage en ciment comme une donnée de départ.

C'est dans cette logique que le futur filler d'Aubagne prend tout son sens. Le broyeur n'est donc pas seulement un nouvel équipement de production : il apporte un levier supplémentaire pour concevoir le béton autrement.

 

 

Le carbone comme conséquence


Moins de ciment signifie naturellement moins de CO?. Mais pour Bronzo Perasso, le CO² n'est désormais plus la question.

La réduction de l'empreinte carbone devient la conséquence d'un travail plus global sur la formulation : utiliser chaque constituant pour ce qu'il apporte réellement au béton et rechercher le juste équilibre entre performance, ressources et impact environnemental.

Cette approche permet également de mieux valoriser les ressources disponibles localement. Le futur filler sera notamment produit à partir de fractions calcaires issues de l'activité de la carrière qui trouvaient jusqu'à présent peu de débouchés.

Leur valorisation permet ainsi de transformer une ressource aujourd'hui peu utilisée en constituant du béton, tout en libérant de la capacité dans la carrière pour accueillir davantage de matériaux inertes issus du BTP.

Une logique qui relie ainsi ressource locale, formulation du béton et économie circulaire.


Une nouvelle étape en 2027

La mise en service du broyeur d'Aubagne doit permettre de déployer cette approche à plus grande échelle à partir de 2027.

Pour Bronzo Perasso, l'enjeu n'est donc pas simplement de produire un béton contenant moins de ciment.

Il est de faire évoluer la manière dont le béton est conçu.
 

Le béton de demain ne sera peut-être pas seulement moins carboné. Il sera surtout formulé autrement.

 

Source : batirama.com / Bronzo Perasso

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