Les pieds sont exposés à de nombreux risques dans certains environnements professionnels : chutes d’objets, écrasements, glissades, projections de produits ou encore contact prolongé avec l’humidité.
Dans ces situations, les entreprises sont tenues de fournir à leurs salariés des équipements de protection adaptés, notamment des chaussures ou des bottes de sécurité.
Si les chaussures de sécurité conviennent à de nombreuses situations de travail, les bottes sont souvent privilégiées lorsque l’activité expose à l’eau, à la boue, aux produits liquides ou à des conditions particulièrement salissantes. Grâce à leur tige montante, elles offrent une protection étendue du pied et de la cheville tout en limitant les infiltrations.
Particulièrement utilisées dans le BTP, l’agriculture, l’industrie, les collectivités ou encore certains métiers de l’agroalimentaire, les bottes de sécurité associent protection mécanique, résistance aux conditions difficiles et confort de port. Leur choix doit toutefois tenir compte à la fois des exigences réglementaires et de bottes contraintes propres à chaque poste de travail.
Quelles sont les obligations des employeurs en matière de protection des pieds ? Quelles normes faut-il vérifier ? Et comment choisir un modèle adapté aux conditions d’utilisation ?
Les bottes de sécurité, un EPI indispensable dans de nombreux métiers
Dans certains environnements de travail, les bottes de sécurité restent la solution la plus adaptée pour protéger les salariés contre l’humidité, les salissures, certains produits liquides ou les risques mécaniques. Certaines bottes sont également conçues pour les environnements exposés au froid, aux hydrocarbures ou à certains produits chimiques.
Les bottes de sécurité sont notamment utilisées dans :
- le bâtiment et les travaux publics ;
- l’industrie ;
- l’agriculture ;
- les collectivités ;
- la maintenance ;
- l’agroalimentaire.
Les bottes de sécurité sont notamment utilisées dans :
- le bâtiment et les travaux publics ;
- l’industrie ;
- l’agriculture ;
- les collectivités ;
- la maintenance ;
- l’agroalimentaire.
Pour les entreprises, le choix d’un équipement adapté relève non seulement de la prévention des risques, mais aussi d’une obligation légale inscrite dans le Code du travail.
Ce que dit la réglementation sur les EPI
Le Code du travail impose à l’employeur de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique des salariés (articles L.4121-1 et suivants). Cette obligation passe notamment par l’évaluation des risques présents à chaque poste de travail (article R.4121-1).
Lorsque ces risques ne peuvent pas être supprimés ou suffisamment réduits par des mesures de protection collective, l'employeur doit mettre à disposition des équipements de protection individuelle appropriés (article R4321-4 du Code du travail). Il doit également les fournir gratuitement, en assurer l'entretien et les remplacer lorsque cela est nécessaire (article R4323-95).
Il doit notamment :
- choisir des équipements adaptés aux risques identifiés ;
- vérifier leur conformité ;
- informer et former les salariés à leur utilisation ;
- assurer leur entretien et leur remplacement lorsque cela est nécessaire.
De leur côté, les salariés sont tenus d’utiliser correctement les équipements mis à leur disposition.
Les contrôles et responsabilités des entreprises
En cas d'accident du travail ou de contrôle, l'entreprise doit être en mesure de démontrer qu'elle a correctement évalué les risques, mis à disposition des équipements adaptés, informé les salariés et veillé au maintien en bon état du matériel.
L'inspection du travail peut notamment examiner le document unique d'évaluation des risques professionnels (DUERP), les procédures internes, les consignes de sécurité ou encore les équipements effectivement utilisés sur le terrain.
Des manquements peuvent engager la responsabilité civile ou pénale de l’employeur lorsqu’un accident est lié à l’absence d’équipement, à un matériel défectueux ou à un choix inadapté au risque rencontré.
Quelles normes vérifier avant de choisir des bottes de sécurité ?
Les bottes de sécurité répondent généralement à la norme EN ISO 20345, qui définit différents niveaux de protection. Toutes les chaussures et bottes conformes à cette norme intègrent notamment un embout de protection résistant aux chocs et à l'écrasement.
Pour les bottes de sécurité, les catégories les plus courantes sont les suivantes :
- S4 : bottes moulées en polymère ou en caoutchouc intégrant un embout de protection et offrant une résistance à la pénétration et à l’absorption d’eau ;
- S5 : bottes répondant aux exigences du S4 et intégrant en plus une semelle anti-perforation.
Certaines bottes peuvent également comporter des marquages complémentaires indiquant des performances particulières, comme la résistance aux hydrocarbures (FO), l'isolation contre le froid (CI), la résistance à la chaleur de contact (HRO) ou encore la résistance au glissement (SR).
Bien choisir ses bottes de sécurité : un enjeu sous-estimé
Le choix d’une paire de bottes ne doit pas se limiter au respect d’une norme. L’environnement de travail, les risques présents au poste, la durée quotidienne de port ou encore les conditions climatiques influencent directement le niveau de protection requis. Une activité réalisée sur un chantier boueux, dans une chambre froide ou à proximité d’hydrocarbures ne nécessitera pas les mêmes caractéristiques. Le confort de marche et l’adéquation aux déplacements réalisés par les salariés constituent également des critères importants pour favoriser le port effectif de l’équipement.
Une protection efficace est avant tout une protection adaptée aux conditions réelles d’utilisation. Prendre en compte ces différents critères permet de concilier sécurité, confort et conformité réglementaire.
Source : batirama.com