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Solution 2 : Les équipements
pour le jardin et l’habitat (ou l’habitat seul)
Les installations comprennent
une préfiltration pour retenir les particules avant stockage de l’eau et une
cuve extérieure, enterrée ou mise dans un « local technique » du
bâtiment (cave, garage, ou buanderie).
Une pompe, à piston ou centrifuge,
aspire l’eau du réservoir vers l’alimentation extérieure et intérieure. Un trop
plein et une vidange des réservoirs de stockage, connectés au réseau
d’évacuation, ainsi qu’un appoint en eau potable avec rupture de charge,
complètent le système. Un aérateur évite la fermentation anaérobie. Les variantes
concernent essentiellement le réservoir, en polyéthylène ou en béton (l’acier
est réservé aux cuves enterrées de très gros volume, utilisées dans
l’industrie). Le coût global est généralement un peu moindre pour les cuves en
béton. Il varie beaucoup, selon le profil de l’installation (qualité du matériel
et des matériaux, difficultés inhérentes au terrain ou au bâtiment, etc.). L’alimentation
du jardin et du logement nécessite souvent une cuve de plus de 3 000
litres, ou, le plus souvent, plusieurs cuves de moindre volume montées en batterie,
solution qui simplifie le transport et la mise en œuvre d’objets plus maniables
et de plus faible encombrement. Lorsqu’il ne possède pas de filtre intégré, le
réservoir est situé en aval d’un seau filtrant enterré ou, parfois, d’un bassin
de décantation avec grille de protection. Certains systèmes permettent d’aspirer
l’eau à 10-20 cm sous la surface, grâce à un système de flotteur. Les débris en
surface et les boues au fond sont ainsi évités.
Les cuves en polyéthylène, enterrées, ou installées dans le bâtiment
Le réservoir est cylindrique,
rectangulaire, ou encore sphérique pour les modèles enterrés. Le polyéthylène,
plus épais que celui des récupérateurs, est obtenu par injection ou
roto-moulage. Il est parfois renforcé par des cerclages métalliques, en général
monobloc et toujours muni d’un trou d’homme.Installé à l’intérieur, dans une
buanderie par exemple, il est accessible facilement, mais occupe de la place et
est soumis ponctuellement à la lumière, ce qui demande une épaisseur plus
importante de polyéthylène (fabrication d’une « double peau ») et à
des variations de température. Enterré à proximité du bâtiment, il libère
l’espace et se trouve hors gel et la température de l’eau est plus stable (au
contraire, elle varie beaucoup dans le cas d’un stockage extérieur, formule
rarement retenue car peu esthétique et nécessitant une vidange pour l’hiver). L’acidité de l’eau, si elle s’avère
importante, peut être neutralisée par ajout de pierre calcaire en fond de cuve.
A RETENIR :
Avantages :
la légèreté du matériau facilite la mise en place.
Inconvénients :
fragile, la cuve ne permet pas le passage d’un véhicule lorsqu’elle est
enterrée. Sauf si elle est entourée d’une dalle de béton.
Les cuves en béton, à enterrer
Le réservoir est enterré à proximité du bâtiment, à moins d’un mètre de
la surface, hors gel. L’accès se fait par un regard affleurant au sol.
Avantages :
résistant, le béton permet le passage de véhicules à son aplomb.Le carbonate de
calcium contenu dans le béton neutralise l’acidité de l’eau.
Inconvénients :
le terrassement est systématique pour ces cuves, obligatoirement enterrées. Plus
lourd, le béton se transporte et s’installe plus difficilement que le polyéthylène
(une cuve de 6 000 litres pèse 1,5 T en béton et 300 kg en polyéthylène). La
qualité du béton est déterminante pour sa bonne tenue dans le temps (il devient
poreux au fil du temps, la corrosion peut entraîner la rouille du treillis
métallique, détériorant la qualité de l’eau, etc.).
Les stations compactes
Derniers
produits arrivés sur le marché, ces systèmes prêts à brancher et entièrement
automatisés sont de plus en plus
répandus. Ils apportent la sécurité d’un montage optimisé par le choix
d’éléments parfaitement compatibles entre eux. Associés à des réservoirs en
béton enterrés, ou en polyéthylène enterrés ou « aériens », ces
assemblages peu volumineux et peu bruyants (48 à 55 dB) sont installés dans une
buanderie ou un garage. Ils comprennent notamment une pompe, un filtre, un
système de déconnexion, un gestionnaire de cuve et un réservoir d’appoint en
eau potable. Les systèmes sont fournis avec ou sans la pose.
ATTENTION A L'ENTRETIEN
L’entretien doit être rigoureux. Les gouttières sont à nettoyer
environ une fois par an, de même que les crépines et les filtres (entretien
d’autant plus fréquent que la filtration est fine). Quant à la citerne, elle
est visitée chaque année ou au plus tous les 2 ans, selon les modèles. Certains
réservoirs sont équipés de systèmes empêchant l’accumulation de boue et
permettant de ne curer que tous les 20 an !
« Les eaux pluviales,
récupération, gestion, réutilisation » James Chéron, Alix Puzenat.
Collection développement, villes,
environnement. Editions Johanet, 2004
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