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S1 : isoler les toits et les combles durablement
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Solution n° 1 : Les isolants fibreux
Les
isolants fibreux ont atteint depuis une dizaine d’années un optimum en
terme de performances thermiques.La RT 2005 devrait conduire à une
augmentation de leur épaisseur.
Les
fabricants travaillent surtout à optimiser le confort de pose, la
rapidité de mise en œuvre, et l’adaptation des produits à un maximum de
configurations. L’influence de la RT 2005 devrait être limitée. On
observera une augmentation des épaisseurs d’isolants, mais rien n’est
sûr, car il sera aussi possible de jouer sur les caractéristiques de
l’installation de chauffage pour atteindre les objectifs prévus. Ce qui
est en revanche, certain, c’est que l’accent sera mis sur la nécessité
d’une mise en œuvre soignée, mais sans véritables bouleversements de
principe. La seule évolution
technique est liée à la mise sur le marché de complexes permettant de
supprimer la lame d’air. Ces produits associent des laines minérales à
des écrans de sous toiture hautement perméables (HPV).Les avantages
sont multiples, à commencer par une moindre réduction de la hauteur
sous plafond ; ce
qui peut être important dans les combles de hauteur réduite. Le confort
est amélioré, et la surface « vendable » est augmentée. En effet,
seules les surfaces dont la hauteur sous plafond supérieure
à 1,80 m sont comptabilisées. L’étanchéité à l’air est également
optimisée, ce qui va dans le sens des recommandations des réglementations thermiques RT 2000 et plus encore 2005.
A RETENIR :
Intérêts :
Souplesse de mise en œuvre ; Fonctions thermo-acoustiques dans un seul
produit : Rapport performances thermo-acoustiques/ prix ; Disponibles
partout
Limites : Confort de pose (même si améliorations) ; Volume transporté important (par rapport aux isolants minces)
Solution n° 2 : Les isolants naturels
Les
isolants dits » naturels » surfent sur la vague de l’environnement et
des matériaux sains. D’origine végétale et animale, ces produits se
présentent le plus souvent, en panneaux ou en rouleaux, dans les
formats et épaisseurs habituelles.
L’entreprise
qui a l’habitude des laines minérales n’est donc pas déroutée, puisque
les procédures de mise en œuvre sont proches, avec un confort de pose (
toucher ) dénué de toute agressivité. Le rapport technico-économique de
ces produits n’est par contre pas très favorable. A épaisseur
comparable, les performances thermiques se situent dans la moyenne
basse de celles obtenues avec des laines minérales, pour des prix de
vente trois à quatre fois plus élevés. Vis à vis de la RT 2005,
l’évolution devrait logiquement suivre celle des isolants fibreux,
c’est à dire une augmentation limitée des épaisseurs. Enfin, ces
matériaux sont de par leur nature sensibles aux reprises d’humidité.
Les traitements retenus pour leur offrir une résistance normale sont de
moins en moins nocifs, mais certains s’éloignent néanmoins de l’image
« naturelle » que les fabricants véhiculent auprès des consommateurs.
Certains isolants naturels sont titulaires d’une certification ou sur
le point d’en obtenir une. Cette procédure est importante, car elle
représente le seul moyen de pouvoir les qualifier objectivement sur des
bases rationnelles.
A RETENIR :
Intérêts : Origine animale ou végétale ; confort au toucher et à la pose ; image naturelle
Limites : Prix élevés : performances thermiques quelconques ; sensibilité naturelle à la reprise d’humidité.
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