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Solution n° 1 : Le pisé
Cette
technique de construction de mur monolithique avec coffrage, très présente en
France, connaît des variantes selon les régions.
Typique dans le centre du pays
et le long du couloir rhodanien, le pisé est largement diffusé fin 18e
par le Lyonnais François Cointeraux. On la rencontre aussi en Bretagne,
Normandie, Aquitaine, Ile de France et Vendée. Les bâtiments ont couramment 2
niveaux, parfois 3 ou 4.Les murs, enduits ou laissés bruts (l’extérieur durcit
avec le temps), sont épais de 50 cm en moyenne. La prise se fait par compactage.
Caractéristiques :
- Densité : 1,7 à 1,9 T/m3.
- Sol à texture sableuse ou sablo-graveleuse.Un
sol limoneux ou argilo-sableux convient aussi.
Mise en œuvre :
- La terre,
malaxée et humidifiée (8 à 12 % d’eau) est entreposée à proximité. Elle n’est
pas amendée. Actuellement, le transport de la terre et son malaxage sont
mécanisés. Le pisé est parfois stabilisé à la chaux hydraulique naturelle. La
prise, plus rapide, s’effectue alors sous bâche plastique, en 2 ou 3 semaines.
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La terre est compactée dans un coffrage. Le coffrage (banche) est composé de 2
panneaux en bois, (actuellement en contreplaqué ou aggloméré) longs de 2 à 4 m
et hauts de 80 à 100 cm. Il est posé à cheval sur le soubassement, maintenu par
des clefs traversantes qui seront noyées dans la maçonnerie puis retirées lors
du décoffrage. Avec un fond de banchage (planche fermant une des extrémités), la
banchée est arrêtée verticalement. Avec une banche simple, le raccord de banchée
sera en biais (à l’équillade).
- Une première couche de terre de quelque 12 cm
est jetée dans la banche, compactée aux pieds puis damée en 2 passages, par un
ou deux piseurs.
- Un nouveau lit de terre est ajouté, et ainsi de suite. La
banchée est achevée lorsque la terre compactée atteint l’arase supérieure du
coffrage. Celui-ci est démonté aussitôt et remonté à la suite. Chaque nouvelle
banchée est posée à cheval sur deux autres de la couche inférieure.
La première
levée (couche de terre) est terminée lorsque le tour du bâtiment est réalisé.
La
levée suivante est posée lorsque le retrait de la précédente est achevé (en 1
ou plusieurs jours).
Les ouvertures sont ménagées au fur et à mesure, par des
cadres en bois placés dans le coffrage, ou percées dans le mur terminé, à
l’emplacement défini par les cadres et linteaux noyés dans le pisé au cours de
sa réalisation. Afin de limiter l’érosion et/ou “ d’accrocher ” un
enduit de finition à la chaux, un mortier de chaux, résistant aux intempéries
est souvent associé, sur 5 à 12 cm d’épaisseur, au pisé.
Après restauration, un
nouvel enduit à la chaux faiblement hydraulique est, la plupart du temps, posé
pour uniformiser l’aspect, isoler et protéger le pisé. Il est mis en œuvre à la
truelle, en 2 ou 3 couches, en respectant les temps de prise.
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