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Soubassement : les trois questions à se poser
Le choix d’une technique de
soubassement est conditionné par trois questions, auxquelles il est nécessaire
de répondre : quelle catégorie de
local se situera au niveau du soubassement, quelle est la nature du sol et
quelles sont ses capacités hydriques ?
1 • Les catégories de locaux
A la première question,
concernant la catégorie de local et conformément au DTU maçonnerie, on peut en
définir trois :
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Catégorie
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Commentaires
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Exemples
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Première catégorie
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Le mur de soubassement borde des locaux où aucune trace
d’humidité n’est acceptée sur sa face intérieure.
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C’est le cas des murs limitant des locaux habitables* en
sous-sol : salle de jeux, cuisine aménagée…
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Deuxième catégorie
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Le mur de soubassement peut tolérer des infiltrations
limitées.
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C’est le cas des murs bordant des locaux utilisés comme
chaufferie, garage ou certaines caves.
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Troisième catégorie
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Le mur de soubassement n’a à assurer aucune fonction autre
que la résistance mécanique.
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C’est le cas des murs de vides sanitaires et des murs
périphériques de terre plein qui ne nécessitent pas de traitement
particulier.
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* la notion d’habitabilité est conditionnée par une
surface minimale, une ventilation, …
Le DTU - Maçonnerie précise que pour éviter toute contestation
ultérieure, il appartient au maître d’oeuvre de se faire préciser par le maître
d’ouvrage les exigences relatives aux conditions d’utilisation des locaux. Sage
précaution (à formaliser par écrit) afin d’éviter, a posteriori, un mécontentement du client (exemple du garage
transformé en pièce informatique ou d’archivage…). A ce stade, il est d’ores et
déjà possible de définir le type de protection vis-à-vis du risque
d’infiltration ou de suintement, en effet la première catégorie relève des
travaux d’étanchéité (solution 3), alors que la seconde catégorie relève, quant
à elle, des travaux d’imperméabilité (solution 2).
Imperméabiliser n’est pas
étancher !
Deux techniques, souvent confondues et pourtant bien
distinctes, en effet une étanchéité fait obstacle à l’eau et à la vapeur d’eau
(rien ne passe), alors qu’une imperméabilité se limite à être étanche aux
liquides, mais pas à l’air ou à la vapeur d’eau. Attention à ne pas confondre
ces deux termes et bien avoir en tête qu’un produit noir de type EIF constitue
une imperméabilisation et non une étanchéité, car en cas de tassement du
support, l’imperméabilisation se dégradera très vite, provoquant des
infiltrations !
2 • La nature du sol : A nouveau, deux cas sont à
distinguer
Cas n°1 : le sol (terrain en place et remblai de
fouille) est perméable, c’est le cas des terrains sableux ou graveleux et non
immergés, les eaux de ruissellement s’infiltrent rapidement dans le sol et ne
stagnent pas le long de l’ouvrage.
Cas n°2 : A l’opposé, si le terrain est
argileux ou limoneux, les eaux d’infiltration peuvent s’accumuler le long du
mur enterré… Dans le premier cas, un drainage n’est pas nécessaire, mais dans le
second, il le devient, mais encore faut-il qu’il soit efficace !
3 • Les capacités hydriques du terrain
Compte tenu des capacités hydriques du
terrain, une solution de protection du soubassement sera choisie et dans le cas
où il n’est pas possible d’éloigner les eaux d’infiltration par drainage ou
s’il existe un risque de remontée de la nappe phréatique, le cuvelage
représente la meilleure solution. Dans ce cas, il y a lieu de se référer non
plus au DTU 20.1 - Maçonnerie, mais au DTU 14.1 - Travaux de cuvelage
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