|
A. Les déperditions surfaciques ou le défaut d'isolation thermique
Les
murs, les baies, les planchers…sont concernés par les déperditions
thermiques.La RT 2005 impose des valeurs de performances minimales
(garde-fous) et de référence, adaptées aux zones climatiques.
Schématiquement,
on distingue les déperditions par les surfaces horizontales ou
verticales (mur, plancher, dallage, baies…), des déperditions par les
abouts de planchers ou de dallages, dans ce cas, ces déperditions sont
appelées ponts thermiques. Pour être complet sur ce sujet, il ne faut
pas oublier une troisième forme de déperdition thermique, que sont les
excès de perméabilité à l’air… Si l’on peut estimer les déperditions
surfaciques verticales pour une maison individuelle à 58
%, les déperditions surfaciques à 14 %, celles des toitures à 8 %, et
enfin les ponts thermiques à 20 %. Etre conforme à la RT 2005, c’est
notamment comparer les déperditions thermiques de l’ouvrage à réaliser,
avec celles d’un bâtiment, dit de référence et de même nature. Ces
déperditions de référence sont fonction de la zone climatique et sont
calculées en watt / (m2. K) ou en watt/ (m . K) pour les liaisons, à partir du tableau ci après.
|
PAROIS
|
Zone climatique
|
|
H1, H2 et H3 > 800 m
|
H3 £ 800 m
|
|
Murs
|
0.36
|
0.40
|
|
Planchers hauts et toitures
|
0.20
|
0.25
|
|
Planchers hauts en béton
|
0.27
|
0.27
|
|
Planchers bas
|
0.27
|
0.36
|
|
Portes non entièrement vitrées
|
1.50
|
1.50
|
|
Portes et fenêtres vitrées
|
2.10
|
2.30
|
|
Liaisons planchers bas/mur
|
0.40
|
0.40
|
|
Liaisons intermédiaires/mur
|
0.55 (maisons individuelles)
|
|
Liaisons autres plancher haut/mur
|
0.50 (maisons individuelles)
|

Toutefois,
certaines parois peuvent être plus ou moins thermiquement performantes,
c’est pour cette raison que la RT 2005 impose des valeurs minimales de
performances, appelées garde-fous. (tableau ci-dessous)
|
PAROIS
|
GARDE-FOUS
|
|
Murs en contact avec l'extérieur
|
0.45
|
|
Planchers bas donnant sur l'extérieur
|
0.36
|
|
Planchers bas donnat sur un vide sanitaire
|
0.40
|
|
Planchers hauts en béton ou en maçonnerie
|
0.34
|
|
Autres planchers hauts
|
0.28
|
|
Fenêtres et portes fenêtres
|
2.60
|
|
Coffres de volets roulants
|
3.00
|
Prenons un exemple :
Soient les murs en blocs béton d’une maison individuelle, située en zone H1a, isolée par l’intérieur avec un
doublage classique de type PSE + plâtre.La valeur de référence est de
0.36 et la valeur dite garde-fou de 0.45 (voir tableaux ci avant)
Comment choisir un complexe d’isolation qui répondra aux exigences de
la RT 2005 ? Le choix doit s’effectuer « au dessus » de la valeur garde fou, autrement dit avoir des performances plus élevées.
Par
ailleurs et compte tenu de la zone géographique H1a, le doublage doit
se situer au dessus de la valeur de référence de 0.36 watt /(m2.K),
autrement dit au dessus de la ligne 3.La solution en PSE pourra se
porter sur un produit (ils sont très nombreux) en PSE Th38, PSE Ultra
Th ou PSE Ultra ThA, pour des épaisseurs de 80 ou 100 mm selon les
exigences thermiques du maître d’ouvrage ou du maître d’œuvre.

Les deux échéances
Même
si l’on attend la publication du décret et de l’arrêté (qui étaient
prévus fin 2005), l’application de la RT 2005 sera applicable à tous
les permis de construire déposés à partir du 1er septembre 2006. Mais ce n’est pas tout, car le premier janvier 2008 (dans un an et demi !) un nouveau tour de vis sera pratiqué sur les ponts thermiques... (voir www.rt2000.net )
Un contrôle avec le diagnostic thermique
Comme
toute réglementation, la RT 2005 se positionne dans le registre
réglementaire et par conséquent, est assujettie au contrôle. Mais de
quels contrôles parle-t-on et disposons nous suffisamment de retours
concernant l’application de la RT 2000, qui permettraient de tirer un
enseignement de l’impact de cette réglementation ? Pour l’instant, on
peut déplorer de ne pas en disposer. Ce qui va vraisemblablement
changer avec la RT 2005, car il est précisé à l’article 10 du présent
règlement, que le Maître d’Ouvrage doit fournir une synthèse d’étude
thermique, au plus tard à l’achèvement des travaux. Fera ou fera pas,
mais il faut savoir qu’un diagnostic thermique lui sera exigé lors de
la location ou de la vente du bâtiment.
Lire la suite
|