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Solution n° 1 : Les portes bois
Le bois massif n’est
pas le mieux placé : il lui faut une âme isolante.
Le bois possède des
qualités isolantes intrinsèque, que l’on doit néanmoins améliorer. On renforce
ainsi ces qualités par un cadre et un ouvrant de plus de 40 mm d’épaisseur,
constitué d’un parement en bois et d’une âme isolante en mousse polyuréthane,
auxquels s’ajoutent un seuil en aluminium et un joint périphérique. Le vitrage
éventuel sera également isolant grâce à un remplissage au gaz argon. Ce type de
combinaison mène, par exemple, la porte Mansac RT de Portes MID à un
coefficient de transmission thermique (U) de 1.3 W/m².K.
Prix : à partir de
200 € TTC en sapin, 600 € TTC en bois exotique à près de 2 000 € TTC en chêne,
voire davantage sur commande (3 000 € TTC).
A RETENIR :
Intérêts : le chêne
offre une durée de vie plus longue que celles des essences
exotiques.
Limites : une porte en bois induit une contrainte en termes
d’entretien et sur une façade exposée, un auvent ou une marquise sont
souhaitables. La fréquence de l’entretien des couches de protection du bois est
variable suivant l’exposition (tous les deux ou trois ans, environ).
A
savoir : le fascicule FD P 20/201 « Choix des fenêtres et des portes
extérieurs en fonction de leur exposition, Mémento pour les Maîtres
d’œuvre » préconise des performances Air/Eau/Vent minimales en fonction de
l’exposition, définie sur trois critères : la zone géographique, la
situation d’environnement de la construction, la hauteur au-dessus du sol.
Solution n° 2 : Les portes métalliques
Pour éviter la
pénétration de la pluie et du vent, elles sont généralement équipées d’un joint
périphérique entre l’ouvrant et le dormant, ainsi que d’un seuil en
aluminium.
L’ALUMINIUM : sur une menuiserie aluminium classique,
l’intérieur et l’extérieur sont en contact, ce qui entraîne un risque de
condensation par transmission de la température extérieure sur la face
intérieure de la porte. Les gammistes aluminium, conscients de la conductivité
thermique du matériau, ont travaillé pour répondre aux contraintes des
prochaines réglementations thermiques. Les meilleures portes offrent aujourd’hui
un sandwich performant de bonne épaisseur et une rupture du pont thermique
complète (dormant et ouvrant) éliminant toute condensation et sensation de
froid.
L’ACIER : contrairement aux dires, il répond parfaitement aux
exigences de la RT 2005 et va même au-delà des garde-fous qu’elle impose,
notamment avec une porte acier double-paroi + mousse polyuréthane isolante. Les
portes en acier offrent aussi une rupture de pont thermique. Ainsi, il constitue
95 % des portes aux USA eu au Canada, quelque 80% en Grande-Bretagne et dans
les pays nordiques.
Prix : Acier : l’éventail est vaste puisqu’on en
trouve à moins de 500 € TTC et près de 3 000 € TTC. Aluminium : entre 1 000
et 2 500 € TTC
A RETENIR :
Intérêt : l’acier, bon marché, s’adresse en priorité au marché des
constructeurs et des portes standard. L’aluminium est un produit de moyenne gamme
plus malléable que l’acier sur le plan esthétique.
Limites : l’offre des
portes acier en termes de couleurs et de nombre de produits est plus limitée.
A
savoir : les profils intérieurs et extérieurs de la menuiserie sont isolés
entre eux par un matériau de synthèse qui supprime toute conduction de
chaleur. S’il y a vitrage, il doit être à isolation renforcée et peut bénéficier
d’un traitement « très basse émissivité » (avec une couche de
protection isolante sur l’une des parois) qui le rend 50 % plus isolant qu’un
vitrage classique.
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