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S1 : Le DTU maçonnerie : Ce qui va changer à partir de 2008

 

Cinq parties au lieu des trois actuelles 

 

dtu2.jpgIl a pour mission de proposer des solutions mécaniquement satisfaisantes, mais n’a pas la prétention de résoudre les problèmes de ponts thermiques, dont les exigences sont règlementaires.Hier, comportant trois parties, le futur DTU maçonnerie en comportera cinq, dont la partie destinée aux calculs sera amendée l’année prochaine, afin d’être en accord avec l’Eurocode 6.   

tableau2dtu.jpg

Maçonneries en zone sismique, cloisons et bâtiments

 

1 • Les maçonneries exposées à l’aléa sismique ne seront pas concernées. A terme, elles devront répondre aux exigences de l’Eurocode 8 et compléments, mais en attendant ces documents, les maçonneries en zone sismique devront répondre aux exigences de la réglementation actuelle, à savoir les PS 92 et PSMI 89-92.

 

2 • Les cloisons, initialement intégrées au DTU maçonnerie disposeront désormais d’un DTU : le DTU 20.13, qui sera publié conjointement au DTU maçonnerie.

 

3 • Enfin, il sera précisé dans l’avant propos, que le DTU n’est pas en mesure de proposer des dispositions techniques spécifiques aux bâtiments construits avec des techniques anciennes.

 

Exécution et matériaux sont désormais distincts...

 

Le DTU maçonnerie révisé 2008 comportera 5 parties dont une partie relative à l’exécution (partie 1) et une partie concernant les critères généraux de choix des matériaux (partie 1-2).Dans cette seconde partie, tous les éléments de construction, produits et accessoires destinés au bâtiment sont visés, à savoir les briques, les blocs…comme d’ailleurs les mortiers de hourdage…la partie 1-2 sera en accord avec 58 normes, dont la plupart sont européennes.

 

Briques, blocs, pierres...à l'échelle européenne

 

dtu7.jpgLe marché de la construction devenant européen, les normes de produits  deviennent également européennes : briques de terre cuite, blocs en béton,…attaches, brides,…feuilles d’étanchéité… répondent déjà à des spécifications européennes et sont règlementairement marqués CE, leur permettant ainsi d’être commercialisés au sein de l’espace européen.A l’utilisateur d’être vigilant, car ce précieux sésame, s’il lui offre un panel de produits plus important, ne lui garantit pas nécessairement sa pertinence à l’utilisation : un produit utilisable dans le sud du Portugal, ne sera pas nécessairement apte à une utilisation dans le nord de la France. L’utilisateur, aura donc intérêt à privilégier des produits estampillés CE (règlementaire) et certifiés NF (ou autre), qui lui garantiront des ouvrages de qualité.

 

Les mortiers : de recette ou performanciel ? 

 

L’une des grandes nouveautés de ce DTU résidera dans l’approche performanciel des mortiers de hourdage…Europe oblige (NF EN 998-2) ! En effet, cohabiteront dans ce texte deux familles de  mortiers de hourdage : les mortiers de recettes et les mortiers performanciels.Les mortiers de recettes répondent à des proportions prédéterminées, éprouvées par l’expérience, alors que les mortiers performanciels sont des mortiers, où le fabricant s’engage vis-à-vis de certaines caractéristiques : résistance à la compression, adhérence, DPU (Durée Pratique d’Utilisation)…

 

TROIS TYPES DE MORTIERS EXISTERONT 

 

G

 

Mortiers d'usage courant sans caractéristiques particulières

 

L

 

mortier performanciel allégé (Masse volumique ≤ 1300 kg/m3

 

T

 

Mortier de joints minces

 

Les recettes sont sensiblement les mêmes que celles de l’actuel DTU. Attention, les dosages sont exprimés dans des tableaux où les liants sont clairement identifiés, ce qui n’est pas le cas de l’actuel DTU. A signaler, le  ciment à maçonner, à prise lente, appelé MC (type Multibat ou Baticem…).A titre informatif, un tableau de dosages usuels de mortiers de recettes destinés au montage de briques de terre cuite ou de blocs de béton de granulats (dosages en liant(s) exprimés en kg / m3 de sable sec) est proposé ci-dessous :

 

  CIMENT CEM I OU II  CHAUX HYDRAULIQUE NHL/NHL-Z/HL*
CHAUX AERIENNE CL OU DL

CIMENT A MACONNERIE MC

Mortier de liant pur
Briques de terre cuite 300 à 400 350 à 450  

350 à 450

Blocs de béton de granulats 100 à 150
Mortier bâtard (dosage global de 350 à 400 kg/m3  Briques de terre cuite  100 à 150 250 à 300 150 à 250 pour 150 à 200 de CEM

 

Blocs de béton granulats 100 à 150 125 à 250 pour 150 à 250 de CEM

*Les chaux HL ne sont pas bâtardées

 

Attention : Le maçon confronté à des exigences performancielles de la part de ses pièces de marché devra être particulièrement vigilant vis-à-vis du choix de son mortier et bien analyser les fiches techniques des fabricants !

 

Evolution de l’exécution :

 

L’exécution, est quant à elle, régie par la partie 1, appelée également Cahier des Clauses Techniques (CCT).  Ce CCT reprend en partie l’architecture de la précédente version, mais en intégrant de nouvelles techniques, comme celle des joints minces ou des blocs à bancher…et en ayant retiré tout ce qui concerne les matériaux, qui relève du CGM.

 

Publié le 13/07/2008
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La fabrication du bâtiment 2
De sa conception à sa réalisation, la construction d'un bâtiment fait entrer en jeu de nombreuses professions qui ont chacune leurs techniques propres. La réussite de l'ouvrage dépend directement de la coordination harmonieuse entre ces différents corps d'état et d'une bonne connaissance de leur implication dans le projet. Ainsi chaque intervenant, qu'il soit architecte, ingénieur ou entrepreneur, doit avoir une parfaite connaissance des différentes techniques qui concourent à l'édification d'un bâtiment et procéder à une analyse des besoins, des matériaux et des matériels utilisés.   L'objectif de cet ouvrage n'est pas de donner des solutions techniques, mais plutôt de fournir les informations nécessaires qui permettront de dégager la solution la mieux adaptée à un projet de construction, et d'harmoniser le rôle des acteurs. Il procède donc à une analyse approfondie des principes constructifs et réglementaires.   Le premier tome portait sur le gros oeuvre. Ce second tome aborde les problèmes posés par le second oeuvre : l'enveloppe du bâtiment, les circulations verticales et les divisions intérieures. Sont donc traités successivement - les couvertures et les toitures - terrasses, - les menuiseries extérieures - les façades légères,  - les escaliers et les ascenseurs, - les cloisonnements et les ouvrages de communications, - ainsi que différents matériaux utilisés pour ces ouvrages.   Abondamment illustré de tableaux et schémas, l'ouvrage est accessible à tous, praticiens confirmés ou étudiants, architectes ou ingénieurs.   De nombreuses photographiques apportent un complément visuel des conditions de fabrication et de mise en oeuvre.   Sommaire : Les couvertures / Les toitures-terrasses / Les menuiseries extérieures / Les façades légères / Les circulations verticales / La division des espaces / Les matériaux du second oeuvre / Glossaire / Index