Actualité batiment : batirama.com
Articles  Produits  Chiffrage  Marchés  Forum 
AutoPub Emploi
A la une Actualités Réglementation Technique Guides d'achat Gestion Indices / Index Portraits Dossiers Newsletter
Partager cette page de batirama.com sur facebook

 

Partager cette page de batirama.com sur twitter

 

 

Partager cette page de batirama.com sur linked in

 

|  

Ajouter batirama.com à vos favoris

 Favoris  |  

Ajouter batirama.com à vos favoris

 Votre panier  |  

Se déconnecter

 Se connecter   

Des fuites en gaine technique de palier

Des fuites en gaine technique de palier

Trois ans après les travaux, une importante trace d’infiltration apparaît dans la gaine de palier du dernier étage d’une résidence hôtelière. Le plombier et l’entreprise de gros œuvre sont responsables de ce désordre.


Sur cette résidence hôtelière, l’ensemble de la toiture est en terrasse inaccessible avec étanchéité bitume élastomère. Après la déclaration du sinistre, l’expert fait les constatations suivantes. Il remarque la présence de traces d’infiltrations et d’humidité, en plafond de gaine, sur la cloison et la porte de gaine.

 

Toutefois, la gaine n’est pas située sous la toiture terrasse mais sous un local technique situé au niveau de la toiture terrasse accessible à l’échelle depuis le palier par une trappe.

 

 

Des traces d’infiltrations et d’humidité sont visibles, en plafond de gaine, sur la cloison et la porte de gaine.

 

 

Au-dessus de la gaine, dans le local technique se trouve un soffite maçonné fermé non ventilé.
On voit des traces d’humidité au sol.

 

 

Faute de sortie de canalisation de ventilation du soffite vers l’extérieur, on en conclut que les ventilations de chute des canalisations d’eaux usées sortent dans le soffite.

 

Un soffite maçonné accolé à la façade


Enfin, au-dessus de la gaine et dans le local technique, se trouve un soffite* maçonné fermé non accessible et non ventilé. Des traces d’humidité sont visibles sur sa maçonnerie en particulier au sol. Le soffite est accolé à la façade du local technique. On peut constater qu’il n’existe aucune sortie de canalisation de ventilation de chute du soffite vers l’extérieur sur cette façade. On peut donc en conclure que les ventilations de chute des canalisations d’eaux usées sortent dans le soffite maçonné fermé visible dans le local technique.

 

Des coulures en hiver


L’exploitant de l’hôtel a précisé que les coulures d’eau en gaine apparaissent uniquement en hiver. Cette observation et les constats effectués permettent de conclure que les dommages sont dus à la condensation de l’humidité de l’air situé dans la gaine fermée maçonnée du local technique. Les sorties de ventilation de chute dégagent de l’humidité dans un espace fermé, non chauffé et non ventilé. En hiver, la baisse des températures entraine la condensation de l’humidité contenue dans l’air de la gaine. L’eau de condensation s’accumule sur le plancher et pénètre dans la gaine de palier par son plafond.


Quelles responsabilités ?


Ce désordre relève essentiellement de la responsabilité du plombier qui a réalisé un ouvrage dont la non-conformité aux règles de l’Art est à l’origine du désordre. La responsabilité de l’entreprise de gros œuvre qui n’a prévu aucune réservation permettant la sortie à l’extérieur des ventilations de chute EU peut accessoirement être retenue.
 

 

* Dessous d’un ouvrage suspendu

 


LES RÈGLES DE L'ART

Les textes applicables pour les ouvrages concernés sont les suivants:
 

  1. Règles DTU 60.11 (DTU P40-202) (octobre 1988) : Règles de calcul des installations de plomberie sanitaire et des installations d’évacuation des eaux pluviales 3.2.3 Chutes d’eaux usées. … Les tuyaux de chute d’eaux usées doivent être prolongés en ventilation primaire dans leur diamètre, jusqu’à l’air libre et au-dessus des locaux habités.

     
  2. Règlement Sanitaire Départemental type, article 42?: « Aucun obstacle ne doit s’opposer à la circulation de l’air entre l’égout public ou le dispositif de traitement des eaux usées et l’atmosphère extérieure, au travers des canalisations et descentes d’eaux usées des immeubles notamment lorsque le raccordement nécessite l’installation d’un poste de relevage. »

 

COMMENT PRÉVENIR CE TYPE DE PATHOLOGIE ?

Ce type de pathologie est souvent dû à un manque de coordination avec les entreprises d’étanchéité, de couverture ou  même de gros œuvre. Les réservations pour les ventilations de chute dans le gros œu­vre ou la couverture, étant oubliées ou mal placées, le plombier laisse les sorties de ventilations de chute dans le comble perdu non chauffé, sans plus de précautions. Cela entraîne le rejet d’air humide dans un espace non chauffé et, en conséquence, un risque de condensation dans cet espace sur ses parties les plus froides. Ce risque sera encore plus fort ci cet espace est mal ventilé.

 

Il existe des solutions qui permettent d’éviter les sorties en toiture à l’extérieur. Elles peuvent être remplacées par des clapets équilibreurs de pression, placés dans le comble sur la canalisation EU.
Ces dispositifs doivent être  reconnus aptes à  cet emploi par un Avis technique du CSTB. Exemple système Durgo ou Nicoll sous Avis technique du CSTB. Il faudra, bien sûr, vérifier si leur mise en œuvre peut être réalisée en respectant les contraintes de leur Avis technique.

 

 

Source : batirama.com/Géraud Appert, Fondation Excellence SMA

Publié le 28/02/2011
A lire aussi :
Sinistre
Quand le bac à douche se fissure
Equipements techniques
Rachat de Brossette: Point.P dévoile sa stratégie
Etablissements recevant du public
Université Toulouse-3: le financement public-privé suspendu
Partager cette page de batirama.com sur facebook

 

Partager cette page de batirama.com sur twitter

 

 

Partager cette page de batirama.com sur linked in

 

Rector
Commentaires :
Pour ajouter un commentaire vous devez vous identifier
SORTIMO
Newsletter batiment

NEWSLETTER


Retrouvez toute l'actualité du bâtiment.
boutique batiment
Chauffe-eau solaire individuel
Avec ses 64 pages richement illustrées et son format pratique, le guide « Chauffe-eau solaire individuel » expose les précautions à prendre lors de la conception et de la mise en œuvre d'un chauffe-eau solaire individuel (CESI) :   Comment dimensionner l'installation : surface de capteur solaire, volume du ballon de stockage ? Comment choisir le matériel et le liquide caloporteur ? Comment garantir le bon fonctionnement (régulation, mesure...) et la sécurité (électricité, pression, foudre, montée en température...) de l'installation ? Comment traiter les points sensibles : implantation, stockage et manutention, intégration en toiture, fixations, raccordement et circuit hydraulique, isolation, protection contre le gel, remplissage ... ? Quelles vérifications et contrôles effectuer lors de la réception de l'installation et comment en assurer l'entretien ?    C'est en s'appuyant sur les Avis Techniques et sur les normes-DTU de mise en œuvre des toitures (série 40 et 43) que le guide «chauffe-eau solaire individuel» apporte la réponse à toutes ces questions.   Rappelons que ce procédé est éligible aux aides financières dans le cadre du Grenelle de l'environnement : ces aides sont détaillées en annexe.   Avec la collection Guide Pratique Développement Durable, le CSTB met en avant des sujets mariant bâtiment et préoccupations environnementales : santé, économies d'énergie, limitation de l'impact sur l'environnement, coût global...   Les sujets choisis sont pris en compte par le Grenelle de l'environnement et souvent éligibles à des aides financières.