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Des poutres en I pour remplacer une dalle béton

Des poutres en I pour remplacer une dalle béton

Au cœur d’un village de l’Aisne, une maison fait appel à des poutres composites en remplacement de la dalle béton initialement prévue.

 

Dans ce bourg proche du Chemin des Dames et des grandes batailles de 14-18, ce projet, d’une surface habitable de 250 m², se distinge par une architecture horizontale et cubique. Le bâtiment est recouvert d’une toiture terrasse inaccessible et la dalle béton prévue à l’origine a fait place à une structure en poutres composites bois/acier. Une approche classique à base de maçonnerie de parpaings et de béton coulé en place a été retenue. Ce choix s’explique par les habitudes de l’entreprise générale qui réalise une majorité de maisons neuves avec cette technique. Alors que le plancher haut du rez de chaussée est achevé, le maître d’ouvrage prend conscience qu’un mur de refend pénalise son projet d’aménagement du premier niveau. Ce mur est indispensable pour reprendre une partie des charges de la toiture qui doit être composée d’une dalle en béton coulée en place, recouverte d’une isolation et d’une étanchéité auto-protégée.

 

La solution : les poutres en I

 

Le seul moyen de s’affranchir du mur de refend consiste à s’orienter vers une toiture plus légère. L’entreprise se tourne alors vers un système de poutres en « I » mixtes bois/acier*. L’âme acier autorise des portées importantes et des sections relativement limitées, ici 11.50 m pour une hauteur de 42 cm. Le temps de pose est réduit car les étaiements sont supprimés et les délais de séchage inexistants. Enfin, la pente de 5% prévue pour l’écoulement des eaux peut être mise en œuvre au niveau des poutres, ce qui simplifie la réalisation du complexe d’isolation et d’étanchéité. La mise en œuvre est simple. Toutes les poutres sont livrées à longueur et répertoriées, la fixation dans le gros œuvre se faisant par l’intermédiaire de connecteurs.

 

Une économie de 15%

 

Deux personnes suffisent à mettre en œuvre l’ensemble de la poutraison, la plupart des poutres étant manuportables. Seules les plus longues (11.25 m), dont le poids atteint une centaines de kilos, nécessitent un engin de manutention. Une fois la poutraison mise en place, l’étancheur visse sur cette structure un bac acier (Nervobac 38). Il pose ensuite une isolation en laine minérale « surfacée bitume » et, enfin, l’étanchéité multicouches autoprotégée. Le bâtiment est alors hors d’eau. L’usage de ces poutres aurait pu être étendu à d’autres applications. Pourtant, le seul remplacement de la dalle béton par les poutres en I aura permis, selon l’entreprise, une économie de 15% sur le lot gros œuvre.Ce choix a aidé à diminué la pénibilité pour le personnel de chantier, tout en réduisant les temps de pose.

 

Source: batirama.com / P.V.

 

*Nail Web

 

Publié le 18/04/2008
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La fabrication du bâtiment 1
De sa conception à sa réalisation, la construction d'un bâtiment fait entrer en jeu de nombreuses professions qui ont chacune leurs techniques propres.   La réussite de l'ouvrage dépend directement de la coordination harmonieuse entre ces différents corps d'état et d'une bonne connaissance de leur implication dans le projet. Ainsi, chaque intervenant, qu'il soit architecte, ingénieur ou entrepreneur, doit avoir une parfaite connaissance des différentes techniques qui concourent à l'édification d'un bâtiment et procéder à une analyse des besoins, des matériaux et des matériels utilisés.    L'objectif de cet ouvrage n'est pas de donner des solutions techniques, mais plutôt de fournir les informations nécessaires qui permettront de dégager la solution la mieux adaptée à un projet de construction, et d'harmoniser le rôle des acteurs. Il procède donc à une analyse approfondie des principes constructifs et réglementaires. Après avoir abordé les problèmes soulevés par le gros-oeuvre, ce premier tome traite des techniques utilisées par chaque corps d'état, de la réglementation appliquée et des aspects pathologiques : - études préalables (topographie et géotechnique) - travaux préliminaires (terrassement, voirie, réseaux divers) - fondations - ouvrages en maçonnerie et béton - charpentes en bois - constructions métalliques - installations de chantier.    Abondamment illustré de tableaux et de schémas, l'ouvrage est accessible à tous, praticiens confirmés ou étudiants, architectes ou ingénieurs. De nombreuses photographies apportent un complément visuel des conditions de fabrication et de mise en oeuvre.   Au sommaire : Topograhie / Géotechnique / Travaux de terrassement / Voirie, réseaux divers, aménagement des abords / Principes généraux de construction / Techniques de fondations / Matériaux matériels / Maçonnerie / Béton / Béton armé, béton précontraint / Construction bois / Charpenterie métallique / Glossaire