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L'entretien des chaudières : une obligation en plusieurs points (suite 2)


L’arrêté demande d’effectuer des vérifications fonctionnelles des différents composants de sécurité selon les préconisations du constructeur et quand cela est possible. 

 
Les éléments à vérifier sont, d’une part, les sécurités communes aux chaudières (aquastat limiteur, contrôleur de débit ou “flowswitch”, contrôleur de pression et soupape de sécurité) et, d’autre part, les sécurités spécifiques :
- à la détection de flamme sur brûleur gaz (sonde d’ionisation brûleur atmosphérique ou à air soufflé, thermocouple sur brûleur atmosphérique)?;
- aux brûleurs gaz sur chaudière au sol (pression d’alimentation spécifiée par le constructeur du bloc-gaz, pressostats de gaz mini et maxi, entretien-chaudieres-6.jpgcontrôleur d’étanchéité automatique)) ;
 - aux brûleurs à air soufflé (câblage, pressostat d’air mini, boîtier de contrôle)) ;
 - aux brûleurs à air soufflé au fioul (accouplement mécanique entre la pompe et le moteur et cellule photo réactive de détection de flamme)) ;
 - aux conduits des chaudières avec dispositif de coupe-tirage antirefouleur et définies comme étant du type B11BS (le dispositif antirefoulement des fumées)) ;
 - aux conduits des chaudières à “ventouse” (pressostat différentiel)) ;
- aux chaudières reliées à une VMC-gaz : pour le dispositif individuel de sécurité de la chaudière, vérifier son bon fonctionnement par simulation d’un défaut d’extraction. Pour le dispositif de sécurité collective (DSC), vérifier que le brûleur de la chaudière se coupe lorsque l’on simule l’arrêt du ventilateur de la VMC-Gaz au niveau du relais de sécurité de commande situé dans le logement et “piloté” par le DSC.

 

Solution n° 5 : Les brûleurs


Ici, on distingue deux types d’opérations : celles qui sont à effectuer sur les brûleurs fioul à pulvérisation et celles qui sont communes aux brûleurs gaz atmosphériques et à air soufflé.   


entretien-chaudieres-7.jpgOpérations à effectuer sur les brûleurs fioul à pulvérisation :


 - démonter et nettoyer complètement le brûleur ;
 - nettoyer le préfiltre fioul lorsque l’installation en est munie et le filtre de la pompe fioul ;
 - remplacer le gicleur selon la fréquence d’utilisation de la chaudière ;
 - vérifier le réchauffeur de la ligne fioul ;
 - prérégler la tête de combustion selon les préconisations du constructeur ;
 - vérifier le placement des électrodes et leur état et les nettoyer si nécessaire ;
 - graisser le moteur si possible ;
 - vérifier le jeu des roulements du moteur et vérifier l’état de l’accouplement ;
- prérégler les cames du servomoteur sur un brûleur à plusieurs allures.


Opérations communes aux brûleurs gaz ­atmosphériques et à air soufflé :


- démonter et nettoyer complètement le brûleur ;
- vérifier le bon placement des électrodes et les nettoyer ;
- vérifier le débit de gaz et le régler éventuellement.


Opérations supplémentaires spécifiques :


- au brûleur atmosphérique : nettoyer la veilleuse, nettoyer et tester le thermocouple ; 
- au brûleur à air soufflé : prérégler la tête de combustion, ainsi que les cames du servomoteur sur un brûleur plusieurs allures ou directement l’ouverture du registre d’air.

 

Solution n° 6 : Le réglage de la combustion


Le réglage de la combustion s’effectue avant et après l’allumage, suivant des modalités qui peuvent être communes ou spécifiques au gaz comme au fioul.

   
entretien-chaudieres-8.jpgPour les chaudières au fioul comme pour les chaudières au gaz, les opérations préliminaires recommandées avant l’allumage sont :
- le contrôle des auxiliaires?;
- la fermeture des portes du local chaudière pour éviter de fausser les réglages d’excès d’air?;
- l’installation du manomètre?;
- la vérification que les cames soient correctement préréglées et que l’orifice permettant l’introduction de la canne de l’analyseur soit percé dans le conduit de raccordement à une distance de la buse égale à au moins deux fois le diamètre du conduit, ou à au moins une fois son diamètre après un coude?;
- le choix de l’allure du brûleur.


À cela s’ajoute pour les chaudières gaz, la vérification de la pression de gaz de distribution. Après l’allumage, pour les chaudières fioul, on réglera la pression d’injection dans le gicleur en grande allure et pour les chaudières gaz, on réglera le débit de la grande allure à partir du compteur de gaz. Puis, après avoir noté ces éléments sur l’attestation, on laissera dans les deux cas la chaudière monter à la température d’eau d’utilisation.

 

Infos pratiques

 

Les points obligatoires


Le chauffagiste doit être équipé d’un appareil de mesure de combustion qui permet un contrôle simple et efficace des données inhérentes au bon fonctionnement de la chaudière. Les données autorisant un bon fonctionnement du générateur sont constituées par les mesures du taux de monoxyde de carbone ambiant, des différents polluants rejetés dans l’atmosphère, du tirage dans le conduit de raccordement, de la pression et du débit de gaz. À l’issue de l’intervention, l’appareil édite un récapitulatif des différentes données relevées, qui sont expliquées et remises aux clients, accompagnées du nouveau certificat d’intervention obligatoire.

 

L’attestation d’entretien doit :


- rendre compte des opérations et mesures effectuées ;
- éclairer le client sur la performance de sa chaudière en termes de rendement ;
- informer le client sur les émissions de polluants de son matériel (NOx pour les chaudières gaz et le fioul, COV et poussières pour les chaudières utilisant les combustibles solides) ;
- comparer ces valeurs à celles des meilleures technologies disponibles en 2010 et faire part en la matière des possibilités d’amélioration de son installation.

 











Publié le 22/07/2010
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Toits d'ardoise
Un grand nombre des toits de France sont couverts d'ardoise, mais leur aspect varie beaucoup selon les régions en raison de mises en oeuvre particulières ou de la nature même de l'ardoise utilisée.   Convaincu que toute intervention sur le bâti ancien suppose au préalable un diagnostic et une lecture historique de la construction, Christophe Le Pabic inventorie les techniques anciennes qui ont contribué à la réalisation de ces toits d'ardoise traditionnels. Il détaille façonnage et calepinage de l'ardoise, modes de pose, ouvrages de coupe et ornements des toits selon les techniques actuelles, traditionnelles, ou spécifiquement régionales.  À travers la précision de sa description, l'auteur promeut l'usage des mises en oeuvre et des matériaux locaux dans les régions de tradition ardoisière, tout en indiquant comment réaliser adaptations et modernisations nécessaires.   Première synthèse historique et technique sur le sujet, l'ouvrage est aussi conçu comme un véritable guide d'aide à la restauration, et répond de façon pratique aux interrogations que suscite tout projet de restauration, pour le maître d'ouvrage comme pour le professionnel : quelle ardoise utiliser ? où s'adresser pour s'approvisionner ? comment réaliser la pose dans le respect des silhouettes et lignes particulières des toits régionaux ?   Quelque 250 photos et croquis d'une grande sensibilité construisent ici, pour le plaisir du lecteur et pour son information, ce paysage aux toits d'ardoise du patrimoine rural.