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Le permis à points…comment ça marche ?

Le permis à points…comment ça marche ?

Le permis à points… Est il légal ? Comment le contrevenant est-il informé de sa perte de points ? Comment peut-il reconstituer son capital ? Explications…

 

Le permis à points a été mis en oeuvre par une loi du 10 juillet 1989. Le principe est le suivant : le permis de conduire de chaque conducteur est affecté d’un capital de 12 points (Attention ! tout nouveau permis, dit « probatoire », est doté d'un capital de 6 points durant une période de 3 ans). Bien que ce système ait été particulièrement critiqué, il a, jusqu’à présent, été validé par le Conseil d’Etat et par la Cour européenne des droits de l’homme.Le principe est ici simple : les points sont retirés lorsque le jugement, qui a statué sur l’infraction, est devenu définitif ou quand l’intéressé a fait l’objet d’une amende forfaitaire et s’en est acquittée. Le retrait de points est automatique :

 

- après paiement de l’amende forfaitaire. Ainsi, le non-respect de la ceinture de sécurité peut donner lieu à paiement d’une amende forfaitaire. Il n’en sera, toutefois, pas moins retiré à l’automobiliste 3 points de son permis de conduire

- après une décision judiciaire devenue définitive.

 

Comment l’automobiliste est-il informé de son retrait de points ?

 

L’automobiliste est informé de ce retrait de deux manières :

 

- lors de la constatation d’une infraction (amende forfaitaire ou condamnation définitive). Il doit être informé de l’existence d’un traitement automatisé des retraits et reconstitution de points sur le document remis par l’agent verbalisateur. L’administration doit donc prouver que l’information du retrait de points a été donnée au contrevenant. Cette information écrite doit mentionner le nombre de points susceptibles d’être perdus. Faute de précision, le contrevenant aura intérêt à adresser une réclamation au préfet de son domicile et, en cas de refus de l’autorité administrative, à introduire un recours pour excès de pouvoir devant le tribunal administratif pour remettre en cause la régularité de la procédure de retrait de points.

 

- l’administration est tenue de notifier chaque retrait de points devenu effectif. Toutefois, le Code de la route ne prévoit pas une information par lettre recommandée. Une simple lettre suffit donc.

 

Peut-on reconstituer la perte de points ?

 

Il est possible de récupérer des points perdus sous réserve que ces points n’atteignent pas la limite de 12.

- si le titulaire du permis de conduire n’a pas commis, dans le délai de 3 ans une nouvelle infraction sanctionnée d’un retrait de points, son permis est affecté du nombre de points initial. La reconstitution est automatique.

- les points liés à une infraction, lorsqu'ils sont inférieurs à 4, sont automatiquement récupérés au bout de 10 ans.

- le titulaire du permis de conduire peut obtenir la reconstitution partielle de son nombre de points initial s’il se soumet à une formation payante, comprenant un programme de sensibilisation aux causes et aux conséquences des accidents de la route. Le stage permet de récupérer 4 points au maximum.

 

Que se passe-t-il en cas de perte totale de points ?

 

En cas de perte totale des 12 points, l’intéressé reçoit l’injonction de remettre son permis de conduire au préfet de son département de résidence. Il ne peut solliciter un nouveau permis de conduire avant l’expiration d’un délai de six mois à compter de la date de remise de son permis au préfet. Les conducteurs qui possèdent le permis de conduire depuis au moins trois ans sont dispensés de l’épreuve de conduite (mais doivent suivre un stage)Les possibilités d’action en cas de perte totale de points ne sont pas nombreuses. Une première faculté pour l’automobiliste est de se hâter, de récupérer des points en effectuant un stage. Une deuxième possibilité est d’intenter une action devant le tribunal administratif en invoquant le fait que l’information du retrait de points n’a pas été donnée.

 

Quel est le barème applicable ?

 

LES CONTRAVENTIONS

 

♦ 1 point pour : Chevauchement d’une ligne continue seule ; Dépassement de moins de 20 km/h de la vitesse maximale autorisée
♦ 2 points pour : Utilisation d’un téléphone tenu en main ; Dépassement de la vitesse maximale autorisée comprise entre 20 km/h et moins de 30 km/h ; Accélération de l’allure d’un véhicule sur le point d’être dépassé…
♦ 3 points pour : Non port de la ceinture de sécurité par le conducteur ; Franchissement d’une ligne continue seule ; Dépassement de la vitesse maximale autorisée compris entre 30 et moins de 40 km/h ; Dépassement dangereux ; Non-respect des distances de sécurité entre véhicules… 
♦ 4 points pour : Non-respect de la priorité (intersections, piétons…) ; Non-respect de l’arrêt imposé par le panneau "stop" ou par le feu rouge fixe ; Dépassement de 40 km/h ou plus de la vitesse maximale autorisée ; Circulation de nuit ou par temps de brouillard, en un lieu dépourvu d’éclairage public, d’un véhicule sans éclairage ni signalisation…
♦ 5 points pour :  Conduite ou accompagnement d’un élève conducteur avec un taux d’alcoolémie compris entre 0,5 et 0,8 g d’alcool par litre de sang (0,25 mg et 0,4 mg par litre d’air expiré)

 

LES DELITS SUIVANTS :


Homicide involontaire ou blessures causées involontairement à un tiers et entraînant une incapacité totale de travail ; Conduite avec un taux d’alcoolémie égal ou supérieur à 0,8 g d’alcool par litre de sang (0,4 mg par litre d’air expiré) ; Refus de se soumettre aux tests de dépistage d’alcoolémie ; Délit de fuite ; Refus d’obtempérer, d’immobiliser le véhicule, de se soumettre aux vérifications ; Conduite en état d’ivresse manifeste…sont également passibles de 6 points.

Publié le 04/12/2007
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Toits d'ardoise
Un grand nombre des toits de France sont couverts d'ardoise, mais leur aspect varie beaucoup selon les régions en raison de mises en oeuvre particulières ou de la nature même de l'ardoise utilisée.   Convaincu que toute intervention sur le bâti ancien suppose au préalable un diagnostic et une lecture historique de la construction, Christophe Le Pabic inventorie les techniques anciennes qui ont contribué à la réalisation de ces toits d'ardoise traditionnels. Il détaille façonnage et calepinage de l'ardoise, modes de pose, ouvrages de coupe et ornements des toits selon les techniques actuelles, traditionnelles, ou spécifiquement régionales.  À travers la précision de sa description, l'auteur promeut l'usage des mises en oeuvre et des matériaux locaux dans les régions de tradition ardoisière, tout en indiquant comment réaliser adaptations et modernisations nécessaires.   Première synthèse historique et technique sur le sujet, l'ouvrage est aussi conçu comme un véritable guide d'aide à la restauration, et répond de façon pratique aux interrogations que suscite tout projet de restauration, pour le maître d'ouvrage comme pour le professionnel : quelle ardoise utiliser ? où s'adresser pour s'approvisionner ? comment réaliser la pose dans le respect des silhouettes et lignes particulières des toits régionaux ?   Quelque 250 photos et croquis d'une grande sensibilité construisent ici, pour le plaisir du lecteur et pour son information, ce paysage aux toits d'ardoise du patrimoine rural.