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Isolants sains : toujours plus dans la course

Isolants sains : toujours plus dans la course

Tous les bâtiments peuvent aujourd’hui être isolés du sol au plafond, par l’intérieur ou l’extérieur, avec des produits sains, aussi performants que les isolants classiques, et qui offrent des atouts supplémentaires, dont une mise en œuvre plus agréable.


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Fibre de bois, chanvre, lin, paille, laine de mouton, plumes de canard, ouate de cellulose, liège…, les isolants dits sains ou bio-sourcés bénéficient généralement d’un écobilan bien meilleur que les isolants minéraux ou synthétiques traditionnels.

 

Renouvelables et recyclables, souvent issus de filières locales et d’une production à faibles énergie grise et émissions de CO2, ils ont aussi un impact moin­dre sur la qualité de l’air intérieur et la santé.

 

Avec une conductivité thermique au moins équivalente à la laine de verre, ils ont l’avantage d’être perméables à la vapeur d’eau, permettant aux parois de “respirer” et évitant ainsi les risques de condensation, tout en assurant une bonne étanchéité à l’air.

 

Certains apportent un confort d’été appréciable, et beaucoup montrent de bonnes qualités acoustiques. Par l’extérieur ou l’intérieur, la pose sur les murs ou la toiture fait appel aux mêmes gestes que celle d’une laine minérale, exception faite des briques de chanvre montées à joints minces, formant une seconde enveloppe autour du bâtiment, ou encore, en toiture, d’une technique au béton de chanvre appliqué par l’extérieur.

 

La plupart des isolants sains bénéficient actuellement d’avis techniques et/ou autres certifications leur permettant d’apporter aux installateurs, prescripteurs, maîtres d’œuvre et maîtres d’ouvrage toutes les garanties sur la qualité des produits et sur leur aptitude à l’emploi (notamment leur résistance aux insectes, champignons, rongeurs et au feu, grâce à des traitements les plus appropriés pour la santé et l’environnement).

 

Leur coût, qui reste généralement plus élevé que celui d’un isolant conventionnel, est un inconvénient qu’il s’agit de contrebalancer par leurs nombreux atouts.

 

 

AVIS D'EXPERT

 

Pascal Servajean,
expert Socabat à Clermont-Ferrand



« Avec des précautions, l’usage d’isolants sains est valable »

 

Les isolants "écologiques" sont peu mis en œuvre car leur coût est  encore élevé. Leur développement est plutôt régional, en fonction des filières qui s’installent. Le chanvre est en tête, au moins dans la région Auvergne, avec une filière locale qui se met en place peu à peu, sous l’égide d’une association et de quelques entreprises de passionnés.

 

Bien qu’encore marginale, une certaine demande existe et les chambres d’agriculture sont intéressées par ce débouché complémentaire. La paille, par exemple, a été utilisée il y a peu dans une école, en région parisienne, après des tests de comportement au feu très positifs !

 

Globalement, les matériaux naturels ne posent a priori pas de problème. Un éventuel sinistre viendrait plutôt de leur mise en œuvre. Les entreprises ne rencontrent pas de problème particulier pour assurer leur activité liée à ces isolants.

 

Plus généralement, ces isolants sont intéressants à plusieurs points de vue et il n’y a pas de raison de les ignorer, à condition de vérifier l’impact des adjuvants sur la santé. Certains, comme les sels de bore utilisés pour traiter la ouate de cellulose contre les insectes et les moisissures, posent question actuellement.

 

Certains pays de l’UE les considèrent comme toxiques et en ont interdit l’usage. Il faut aussi s’assurer que l’entreprise de mise en œuvre peut fournir des références chantier et témoigner d’une démarche de recherche approfondie sur les matériaux qu’elle utilise.

 

Avec l’essor de l’ITE, les isolants sains ont peut-être une opportunité à saisir.

 

Solution 1 : Isolation de murs par l’intérieur

 

 

Panneaux et rouleaux de toutes matières animales ou végétales conviennent, en couches croisées ou non, selon les performances thermiques attendues. Mettre en place une ossature bois avec un entraxe de 60 cm.

 

Disposer les panneaux entre les montants, avec un léger pincement (max. 3 % de la largeur du panneau) en butée au sol et au plafond. La compression latérale facilite la tenue et évite les ponts thermiques.

 

Sur bois, sécuriser par un agrafage tous les 40 cm, et, sur la lisse haute, tous les 15 cm. Fixer un pare-vapeur du côté de l’ambiance chauffée du bâtiment, agrafé ou scotché au double-face sur les montants de l’ossature (respecter un chevauchement d’au moins 100 mm entre chaque lé de pare-vapeur, et s’assurer de l’étanchéité à l’aide d’un adhésif adapté).

 

Une deuxième épaisseur peut être installée en couches croisées ou à joints décalés grâce à une ossature secondaire.

 

Si l’étanchéité complète du mur n’est pas avérée, il est conseillé d’aménager une lame d’air d’environ 2 cm entre l’isolant et la paroi extérieure (tasseaux bois ou fourrures métalliques fixés sur la paroi, sur lesquels viendra se poser l’ossature).

 

Intérêt :

régule l’humidité intérieure. Conserve l’aspect extérieur, en rénovation de bâti ancien. Pose sans masque ni gants obligatoires. Intervention en toute saison.

Limite :

le parement et le revêtement de finition choisis doivent laisser respirer la paroi. Nécessite de traiter les points singuliers, représentés par les planchers.

 

Solution 2 : Isolation par l’extérieur

 

 

Si les murs sont droits, un isolant rigide à cheviller ou à coller sur le mur est possible (panneaux rigides de fibre de bois, liège). Plus généralement, l’isolant est inséré dans une ossature.

 

Réaliser une ossature en bois et intégrer à l’intérieur des panneaux souples ou semi-rigides. Fixer des montants bois à intervalle régulier sur le mur. Placer le panneau (plus grand d’1 à 2 cm que l’espace entre montants).

 

Fixer des panneaux pare-pluie en fibre de bois rigide, ou un pare pluie souple. Bardage : Fixer des liteaux, afin d’obtenir une lame d’air entre l’isolant et le bardage. Ou enduisage/crépi, pour les panneaux adaptés à ce revêtement.

 

Intérêt :

permet de réduire les ponts thermiques au maximum. Ne gaspille pas de surface habitable. Modernise l’aspect extérieur, en rénovation. Réalisable en site occupé. Permet un meilleur déphasage.

Limite :

plus complexe et technique, et plus onéreuse. Couper les ponts thermique en dégageant les fondations, à isoler du reste du sol avec un isolant imputrescible, comme le liège. Traiter la toiture également, pour conserver le bénéfice de l’isolation.

 

L’isolant est recouvert d’un enduit ou d’un crépi (panneaux de fibre de bois ou de liège), ou encore d’une vêture ou un bardage ventilés, et dans ces derniers cas, l’aspect extérieur est modifié (voir POS ou PLU).

 

Solution 3 : Isoler une toiture par l’extérieur par voie humide

 

 

 

Réalisée par un maçon, un couvreur, ou un charpentier, l’isolation répartie au béton de chanvre apporte résistance thermique, perméance (échanges hygriques) et inertie.

 

Réaliser un coffrage perdu, fixé à la charpente, qui va assurer la tenue du matériau. Appliquer de 10 à 30-35 cm, selon les performances visées. Le mode d’application est manuel, par malaxage au godet malaxeur puis déversement, ou mécanique (bien plus rapide), par projection avec des machines spécifiques dédiées béton de chanvre et chaux aériennes. Un pare-vent est intercalé entre l’isolant et les liteaux.

 

Intérêt :

s’applique aussi bien en rénovation qu’en neuf, sur charpente traditionnelle, ou système à solivettes. Crée un ouvrage continu évitant les ponts thermiques. Forte inertie du complexe chanvre-chaux aérienne formulée qui permet un déphasage important et un confort toute saison. Préserve la charpente et permet de gagner de la place. Performances conservées

Limite :

le toit est complètement découvert et la couverture est rehaussée d’une hauteur égale à l’épaisseur de l’isolant.

 

 

INFOS PRATIQUES

 

Quelques ouvrages en support

 

  • “L’isolation thermique : Faire des économies tout en respectant l’environnement”, de Guy Loison ; Rustica éditions (Février 2011)
  • “L’isolation thermique écologique : Conception, matériaux, mise en œuvre”, de Jean-Pierre Oliva et Samuel Courgey ; Terre vivante (Avril 2010)
  • “L’isolation en ouate de cellulose”, de Pascal Triboulot, Eric Mougel et Jonathan Brilland ; 2ème édition (Mai 2010)

 


Les DTU de référence

 

  • 20-1 : Parois et murs en maçonnerie de petits éléments,
  • 23-1 : Murs en béton banché,
  • 25-41 : Ouvrage en plaques de parement en plâtre,
  • 25-42 : Ouvrage de doublage et habillage en complexes,
  • 31-2 Construction de maisons et bâtiments à ossature en bois,
  • 25-31 : Cloisons en carreaux de plâtre,
  • 41-2 : Revêtements extérieurs en bois.



Source : batirama.com / Emmanuelle Jeanson

Publié le 17/10/2012
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