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Elles peuvent être enrobées, désolidarisées,
flottantes ou rapportées… mais ne seront réalisées que selon deux techniques
concurrentes : traditionnelle (relevant du DTU) ou fluide sous Avis
Technique ; la seconde est de plus en plus pratiquée aux dépens de la
chape tirée à la règle.
Une chape est un ouvrage
d’interposition, d’une épaisseur moyenne de 5 cm entre un support de type
dallage ou dalle et un revêtement scellé ou collé. La chape peut être adhérente,
dans le cas de planchers préfabriqués ; désolidarisée par une feuille de
polyéthylène de 150 à 200 µm d’épaisseur lorsqu’il y a un risque
de remontée d’humidité ou flottante sur un isolant thermique et/ou phonique,
destiné par exemple à un plancher chauffant…
Attention à la couche de ravoirage !
En présence de
canalisations, gaines… un ouvrage complémentaire et sous-jacent de la chape
appelé couche de ravoirage est indispensable. Attention à ne pas l’oublier lors
de la conception, car la hauteur totale de réservation en dépend. Une
réservation de 15 ou 20 cm pour la pose des sols carrelés sur des planchers
chauffants est courante et avoir négligé les 3, 4 cm de ravoirage pour les
incorporations de canalisations est problématique… et leur intégration dans le
mortier de chape interdite !
L’essor
de la chape fluide
De par son épaisseur, la chape est un ouvrage technique
auquel il faut apporter beaucoup de soins lors de son exécution, sous peine de
fissurations ou de décollement du revêtement… Par ailleurs, le marché de la
chape fluide est aujourd’hui en plein essor, mais la chape traditionnelle
résiste et représente encore les deux tiers du marché… Quelles sont les raisons
qui motivent certains maçons, chapistes, carreleurs à s’orienter vers l’une de
ces deux technique ?
Hubert Koenig
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