Détérioration des maçonneries, dégradation des matériaux de finition, développement de micro-organismes et de moisissures… L'accumulation excessive d'humidité dans un bâtiment peut engendrer de fortes nuisances, si l’on n’y prend garde.
En construction neuve, le respect des DTU indiquant les conditions techniques à suivre sur le choix et la mise en œuvre des matériaux, évite généralement les phénomènes d’humidité. Les sinistres que l’on peut observer en neuf sont le résultat d’un non-respect des règles de construction, qu’il s’agisse d’une mauvaise mise en œuvre de la coupure de capillarité ou d’un apport de terre directement contre une maçonnerie non traitée. Les dégâts les plus importants sont généralement observés dans les bâtiments anciens. L’isolation thermique ne répond plus aux besoins d’aujourd’hui et le système de ventilation peut s’avérer insuffisant en raison d’un calfeutrement excessif qui engendre une forte condensation. Quant aux remontées capillaires, elles sont souvent présentes dans ces vieux bâtiments qui ne bénéficient pas de membranes d’étanchéité en pied de mur. Les causes d’humidité sont diverses et les traitements nombreux. Quelle que soit l’importance du phénomène d’humidité observé, il est important de procéder à un diagnostic complet afin de s’assurer du bien fondé de telle ou telle autre intervention.
L'Humitest® Speedy® utilise la méthode du carbure de calcium. Pour des matériaux friables ou à fine granulométrie, les résultats peuvent être obtenus en trois minutes.
Le diagnostic, une étape cruciale
Lorsque l’on sait que l'humidité est un agent important de détérioration prématurée des matériaux de construction et un facteur de développement d’allergies et de pathologies respiratoires chez l’occupant, on comprend aisément que les traitements, pour en supprimer les causes, doivent faire partie des premiers travaux à réaliser. Sans cela, les dégradations sur les matériaux de finition, la gêne pour l’occupant et les conséquences sur la santé de celui-ci, ressurgiraient immanquablement. De plus, il faut garder à l’esprit que selon l’épaisseur des murs, leur composition et les conditions atmosphériques, les délais nécessaires à un assèchement des murs peuvent être relativement longs. Quelle que soit la cause du phénomène et avant de choisir une solution, il est primordial d’effectuer un diagnostic complet afin d’identifier les différentes causes responsables de l’humidité. Il est d’autant plus important et difficile de réaliser cette étude que les sources peuvent être multiples voire s’additionner, les conséquences observées à l’œil nu étant parfois trompeuses. Il existe sur le marché des appareils permettant de mesurer l’hygrométrie et la température de l’air ambiant, le point de rosée et la présence de ponts thermiques, éléments nécessaires au diagnostic de la condensation.
Mesurer l’humidité : avec quel appareil ?
Le thermomètre infrarouge permet de définir les zones froides dans lesquelles va s’accumuler la condensation. Les appareils dits capacitifs permettent de détecter l’humidité présente dans les matériaux par simple contact avec les surfaces concernées. Quant aux résistifs, ils permettent de mesurer les matériaux non conducteurs par contact de deux électrodes en surface, ou en profondeur en insérant les sondes dans des trous préalablement forés. Selon l’importance du désordre ou la difficulté d’analyser certains résultats, le professionnel peut avoir recours au système de prélèvements qui seront pesés avant et après assèchement (étuve), il peut aussi utiliser la méthode de la bombe à carbure.
Sylvie Caumet
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