Dérèglements climatiques : Comment concevoir des toitures résistantes
L'hiver 1999 avec la tempête et la canicule de l'été 2003
nous ont montré que les dérèglements climatiques deviennent récurrents chaque
année, ou presque... Face à ce constat, une seule solution : respecter la
réglementation !
Il a fallu l'une des pires tempêtes et l'un des étés les
plus chauds du siècle pour que l'on prenne conscience que les toitures étaient
un élément capital dans l'art de construire. Les experts étant formels et ces
phénomènes amenés à devenir de plus en plus fréquents, les intempéries qui en
découlent seront redoutables pour les toitures. Face à ce constat, il est
indispensable de bien les concevoir, les surveiller et les entretenir. Pour que
les infiltrations d'eau et de neige, les casses ou l'envol des tuiles et
ardoises ne viennent pas perturber notre quotidien, des règles simples sont à
respecter, et seuls les couvreurs qualifiés sont capables d'y faire face.
Patrick Vialle* : Un artisan
témoigne
« Mon principe, une bonne fixation des
tuiles... Je propose à tous mes clients de fixer les tuiles à raison
d'une sur 4 ou 5, et à n'importe quel autre endroit de la couverture où il y a
un risque de prise au vent.C ertes, cela représente une légère hausse de prix
sur le devis, mais c'est un gage de sécurité quant à la résistance aux vents du
toit. Les chantiers que j'avais réalisés avant 1999 n'ont pas eu à subir cette
tempête exceptionnelle ! J'ai vu, sur un de mes chantiers, des ardoises se
soulever alors qu'il n'y avait pas de vent significatif. Cela était simplement
dû à ce que l'on appelle un déclenchement thermique. Ce phénomène se manifeste
par une rencontre des masses d'air chaud et d'air frais qui provoque un petit
tourbillon. Cela suffit pour arracher quelques tuiles ou ardoises si celles-ci
ne sont pas correctement fixées ».
*Patrick Vialle, Compagnon
couvreur depuis 1987 au sein de l'Union Compagnonnique, est Maître-artisan d'Art
couvreur à Allassac (19).