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Mise en œuvre : Rénover un enduit à la chaux

Mise en œuvre : Rénover un enduit à la chaux

Technique courante jusqu’à la mode du ciment dans les années 1950 à 1970, les enduits à la chaux permettent à la façade de respirer et de la rendre imperméable à l’eau. Sa bonne tenue étant fonction de l’accrochage sur le support, sa rénovation passe souvent par un sérieux décroutage de l’enduit existant.

 

Idéal pour réaliser une restauration dans le respect des couleurs et des aspects régionaux, l’enduit à la chaux s’applique manuellement en trois couches ou mécaniquement en deux couches. Afin de restituer une compatibilité sur le matériau maçonnerie, sur lequel on va l’appliquer, l’enduit doit toujours être moins résistant que le support. Ainsi, les fabricants ont développé des enduits allégés spécifiques à la restauration qui permettent de ne pas trop solliciter la maçonnerie. Et, l’emploi d’un grillage est impératif conformément au DTU 26.1 pour tout enduit dépassant 25 mm d’épaisseur. En cas de restauration d’un enduit à la chaux, il convient de sonder la façade afin de détecter les parties non adhérentes et de les retirer. Après décroutage pour récupérer l’accroche dans les joints, et si aucune tache d’humidité n’apparaît dans le support, la restauration passe par une simple couche décorative pour raviver l’aspect esthétique de la façade.

 

Un support accrocheur

 

Reste que la bonne tenue d’un mortier chaux hydraulique demeure fonction de son accroche par moulage sur le support qui doit, de ce fait, présenter suffisamment d’aspérités. Ainsi, le gobetis nécessaire pour l’accrochage de l’enduit sur des supports anciens durs et lisses, peut ne pas s’avérer utile pour les bâtis sans ciment. En revanche, dans les autres cas, les supports anciens doivent être restaurés pour une bonne tenue du corps d’enduit. Il convient donc de s’intéresser aux types de maçonnerie et d’opérer une sérieuse reconnaissance du support, en le décroutant afin de ne pas perdre le bénéfice de l’enduit à la chaux. La cohésion va être favorisée entre les joints, de la pierre par exemple, et le corps d'enduit qui doit s'accrocher par moulage des matériaux et pénétrer au mieux dans les joints. Cet accrochage demeure le plus efficace et le plus durable.

 

Source : batirama.com / Stéphanie Lacaze-Haertelmeyer

Publié le 07/11/2007
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Les escaliers
Emprunter un escalier fait partie de notre quotidien, mais sous cette apparente simplicité, l'escalier est un élément d'ouvrage très particulier et certainement l'un des plus complexes à réaliser pour offrir toutes les garanties de confort, de stabilité et de sécurité.  Escalier d'intérieur, escalier d'extérieur, escalier de jardin, son rôle fonctionnel est le plus souvent couplé à un rôle décoratif. La variété des formes, des styles et des matériaux, la diversité des situations, des modes de conception et d'exécution, rendent quelquefois la tâche difficile au constructeur qui a en charge de matérialiser un projet d'escalier. Il doit de surcroit respecter un certain nombre d'exigences et obéir à des règles immuables, applicables à tous les types de bâtiments, pour éviter les erreurs souvent irréparables.   Ce guide présente les différents types d'escaliers, décrit la manière de les dimensionner et précise les dispositions constructives spécifiques à chaque type de conception en insistant sur les points à risques. Il aborde les éléments annexes tels que les garde-corps et cite également les cas peu courants mais pouvant se révéler nécessaires dans certaines configurations. Enfin, dans un domaine où la réglementation est dense et différenciée selon la destination du bâtiment (maison individuelle, habitat collectif, ERP, locaux industriels, etc.), il fait le point sur les principaux textes. Des précisions sur les dispositions réglementaires relatives à l'accessibilité des personnes handicapées viennent compléter cette nouvelle édition.    Ce guide, riche d'informations tant techniques que réglementaires, propose des explications claires et concises, organisées et présentées de manière à comprendre et appliquer très précisément les différentes règles en matière de conception et d'exécution des escaliers.   Sans avoir l'ambition de se substituer aux nombreux ouvrages et traités relatifs aux escaliers, il trouvera naturellement sa place dans la bibliothèque du professionnel qui souhaite confirmer rapidement une formule de calcul ou une règle particulière de conception.   L'originalité de ce guide tient autant à la personnalité de son auteur qu'à son approche du sujet.   Conçu et rédigé à l'usage des professionnels par un professionnel, ingénieur, expert et spécialiste des structures et de la sécurité, il se démarque en cela des autres ouvrages traitant du sujet.