Avant
de licencier un salarié, vérifiez bien si toutes les conditions sont remplies.
Le motif économique doit répondre en effet à des critères précis pour être
valable et non remis en cause !
Suivant l’article L 321-1 du Code du
travail, « constitue un licenciement pour motif économique le licenciement
effectué par un employeur pour un ou plusieurs motifs non inhérents à la
personne du salarié résultant d'une suppression ou transformation d'emploi ou
d'une modification, refusée par le salarié, d'un élément essentiel du contrat
de travail, consécutives notamment à des difficultés économiques ou à des
mutations technologiques ». Sur la base de cette définition, la Chambre
sociale de la cour de cassation a répondu il y a quelques mois à deux
interrogations :
La réorganisation d’une entreprise peut elle constituer
une cause de licenciement économique ?
On serait tenté de répondre
positivement à cette interrogation. Après tout, le simple fait de supprimer un
poste de travail dans le but de réorganiser l’entreprise semble à première vue
constituer une cause de rupture du contrat de travail…..Et pourtant, la cour de
cassation confirme que la
réorganisation, non liée à des difficultés économiques ou à des mutations
technologiques, ne peut constituer un motif économique que si elle est faite
pour sauvegarder la compétitivité de l’entreprise. Ainsi donc, il faut que la
survie de l’entreprise soit en jeu (pourvoi n° 05-41665).
Quelle motivation doit
comporter la lettre de licenciement économique ?
Suivant l’article L
122-14-2 al 2 du Code du travail, la lettre de licenciement doit énoncer les
motifs économiques ou de changements technologiques invoqués par l’employeur.
Quant à l’article L 321-1 du même Code, il précise que le licenciement
économique doit relever « de motifs non inhérents à la personne du
salarié, résultant d’une suppression ou transformation d’emploi ou d’une
modification substantielle du contrat de travail consécutive, notamment, à des
difficultés économiques ou à des mutations technologiques ». Il semble
donc que seule la cause du licenciement doive être indiquée dans le courrier
envoyé au salarié. Toutefois, la cour de cassation a poussé loin le formalisme
en adjoignant les exigences des deux articles précités. En d’autres termes, les
juges suprêmes exigent qu’apparaisse, tant l’énonciation des difficultés
économiques que les conséquences
précises sur l’emploi du salarié faute de quoi le licenciement serait reconnu
comme abusif (pourvoi n° 05-42584). Faute de ces indications, le licenciement serait
considéré comme abusif……
Comme on le voit, ces précisions de la jurisprudence ne
sont guère inutile…..Un homme averti en vaut deux……
Ce qu'il faut savoir
Un de mes apprentis a commis un vol dans l'entreprise. Puis-je le licencier ?
Selon l'article L 117-17 du Code du travail, le contrat peut être librement rompu par l'une ou l'autre des parties pendant les deux premiers mois. Passé ce délai, le contrat ne peut-être rompu que par accord entre les parties ou par décision du Conseil des Prud'hommes sur demande de l'employeur (pour faute grave de l'apprenti ou son inaptitude à exercer le métier auquel il se prépare). Dans tous les cas, le licenciement est donc exclu.
Quelles sont les durées maximales de travail applicables dans les entreprises ?
Celles-ci sont définies par le Code du travail :
• 10 heures au plus par jour
• 48 heures par semaine
• 44 heures en moyenne sur une période quelconque de 12 semaines
En outre, les salariés doivent bénéficier d'un repos quotidien de 11 heures au minimum et d'un repos hebdomadaire de 24 heures auquel s'ajoutent les heures de repos quotidien. Signalons, enfin, que l'employeur doit accorder 20 minutes de pause quand le travail atteint 6 heures.
Que faut-il entendre par amplitude de la journée de travail ?
Il s'agit du nombre d'heures compris entre le début et la fin de la journée de travail, quelles que soient les heures de repos. L'amplitude de la journée de travail ne peut pas dépasser 10 heures. Ce qui n'a rien à voir avec la durée effective du travail fixée, actuellement, à 35 heures par semaine.
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