MANITOU Octobre
Actualité batiment : batirama.com
Articles  Produits  Chiffrage  Marchés  Forum 
ARTIDEVIS Autopub
A la une Actualités Réglementation Technique Guides d'achat Gestion Indices / Index Portraits Astuces de pros Dossiers Newsletter
Partager cette page de batirama.com sur facebook

 

Partager cette page de batirama.com sur twitter

 

Partager cette page de batirama.com sur google buzz

 

Partager cette page de batirama.com sur linked in

 

|  

Ajouter batirama.com à vos favoris

 Favoris  |  

Ajouter batirama.com à vos favoris

 Votre panier  |  

Se déconnecter

 Se connecter   

Journée de solidarité : Ce qui va changer

Journée de solidarité : Ce qui va changer

La journée de solidarité est l’exemple type d’un texte rédigé à la va-vite et sans portée réelle. Une proposition de loi, déposée en février dernier, vise à améliorer le système. Et entrera en vigueur au mois de mai.

 

On se souvient qu’en 2003, sous l’effet de la canicule, de nombreuses personnes âgées sont décédées. Certains accusèrent alors le gouvernement de n’avoir pas réagi assez vite pour prendre les mesures nécessaires. En juin 2004, le Parlement institua “une journée de solidarité”.Le but était simple et généreux dans son principe : faire travailler les salariés une journée supplémentaire sans contrepartie, moyennant le versement par l’employeur d’une cotisation à une “caisse nationale de solidarité pour l’autonomie des personnes âgées et handicapées” (CNASA) (0,3?% de la masse salariale).

 

Lundi de Pentecôte : faute d’accord

Restait à déterminer quelle serait cette journée de la solidarité. Le législateur créa un système hybride. Dans le secteur privé, le choix de la date de la journée de solidarité était laissé aux partenaires sociaux.À défaut d’accord, cette journée était fixée le lundi de Pentecôte. Toutefois, cet espace de liberté a créé en pratique des situations à la limite du ridicule. Le plus bel exemple?? Celui de la SNCF, qui a décidé de maintenir férié ce lundi et de faire travailler ses salariés 1,52 minute de plus chaque jour…

 

Une vaste cacophonie

 

Résultat des courses?: une vaste cacophonie. Quelque 70?% des entreprises étaient ouvertes le lundi de la Pentecôte 2007, mais moins d’un salarié sur deux était présent (les autres avaient posé une journée de RTT, pris un jour de congé ou étaient dispensés de la journée de solidarité par leurs entreprises). Quant aux services publics, la plupart étaient fermés. Le rapport remis par Éric Besson au Premier ministre en novembre 2007 mettait en évidence deux difficultés : l’absence de solution d’accueil en crèches et à l’école pour les 4,5 millions d’enfants dont les parents travaillent le lundi de la Pentecôte et le préjudice subi par les transporteurs routiers qui se voient interdire de faire circuler ce jour-là leur flotte de plus de 7,5?tonnes.

 

Réformer la réforme

 

C’est dans ces conditions qu’a été déposée, en février 2008, une proposition de loi visant à améliorer le système. Le texte commence par une affirmation pour le moins réaliste : «?Si la journée de solidarité est très largement approuvée dans son principe, sa mise en œuvre n’est pas aujourd’hui pleinement satisfaisante.?» Et aux parlementaires de proposer davantage de souplesse dans la mise en œuvre de ce texte (voir encadré). Ceci étant, cette solution de souplesse est-elle susceptible de mettre fin aux critiques formulées à l’encontre de cette journée de solidarité ? On peut en douter. En effet, on notera que le libre choix ne réglera pas les problèmes de cacophonie que l’on déplore aujourd’hui puisque aucun jour n’est imposé au niveau national…

 

Les 3 principes de la réforme

 

1• Toute référence au Lundi de Pentecôte est supprimée dans le texte. Ainsi, le lundi de Pentecôte  redeviendrait un jour férié et non travaillé

 

2• Les modalités de mise en œuvre de cette journée sont ouvertes : travail d’un jour férié précédemment chômé autre que le 1er mai, travail d’un jour de réduction du temps de travail ou toute autre modalité permettant le travail de sept heures précédemment non travaillées en application de dispositions conventionnelles ou de modalités d’organisation des entreprises. Ainsi, cette journée de solidarité devient un temps de travail supplémentaire qui peut, le cas échéant, être fractionné.

 

3• Un accord collectif devra être conclu en la matière (on notera qu’à ce jour, très peu d’accords ont vu le jour). À défaut d’accord, il reviendra à l’employeur de déterminer les modalités d’accomplissement de cette journée après consultation du comité d’entreprise ou, à défaut, des délégués du personnel, s’ils existent. 

Publié le 12/09/2008
Batirama Indices
Commentaires :
Pour ajouter un commentaire vous devez vous identifier
batirama.com sur Facebook

Retrouvez-nous sur Facebook

produit batiment
offre d emploi batiment
SOLON
boutique batiment
Toits d'ardoise
Un grand nombre des toits de France sont couverts d'ardoise, mais leur aspect varie beaucoup selon les régions en raison de mises en oeuvre particulières ou de la nature même de l'ardoise utilisée.   Convaincu que toute intervention sur le bâti ancien suppose au préalable un diagnostic et une lecture historique de la construction, Christophe Le Pabic inventorie les techniques anciennes qui ont contribué à la réalisation de ces toits d'ardoise traditionnels. Il détaille façonnage et calepinage de l'ardoise, modes de pose, ouvrages de coupe et ornements des toits selon les techniques actuelles, traditionnelles, ou spécifiquement régionales.  À travers la précision de sa description, l'auteur promeut l'usage des mises en oeuvre et des matériaux locaux dans les régions de tradition ardoisière, tout en indiquant comment réaliser adaptations et modernisations nécessaires.   Première synthèse historique et technique sur le sujet, l'ouvrage est aussi conçu comme un véritable guide d'aide à la restauration, et répond de façon pratique aux interrogations que suscite tout projet de restauration, pour le maître d'ouvrage comme pour le professionnel : quelle ardoise utiliser ? où s'adresser pour s'approvisionner ? comment réaliser la pose dans le respect des silhouettes et lignes particulières des toits régionaux ?   Quelque 250 photos et croquis d'une grande sensibilité construisent ici, pour le plaisir du lecteur et pour son information, ce paysage aux toits d'ardoise du patrimoine rural.