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Conclure un contrat d’apprentissage paraît séduisant….Les
formalités sont réduites aujourd’hui à leur strict minimum, l’employeur
bénéficie d’exonération de charges sociales, le jeune apprend un métier….Mais
attention en cas de rupture du contrat.
Chacune des parties, employeur et
salarié, semble trouver son compte dans
le système proposé….y compris le gouvernement qui semble désormais voir dans
l’apprentissage un remède au chômage des jeunes…. Cependant si avantageuse que
paraisse la formule, elle peut présenter quelques inconvénients lorsque
l’employeur souhaite rompre le contrat avant son terme….
Pendant les deux premiers
mois.
Le contrat peut être résilié librement par l'une ou l'autre des parties.
La rupture doit être faite par écrit et notifiée au directeur du Centre de
formation d'apprentissage ou, dans le cas d'une section d'apprentissage, au
responsable d'établissement (Voir C. trav. art. R. 117-16). Cette résiliationne
donne lieu à aucune indemnité sauf stipulation contraire dans le contrat.
Après
les deux premiers mois.
La question devient plus délicate.En effet, la résiliation ne peut intervenir que sur
accord exprès et bilatéral des co-signataires ou, à défaut, être prononcée par
le Conseil de prud'hommes en cas de faute grave de l'une des parties à ses
obligations ou d'inaptitude de l'apprenti. L'accord entre les parties doit être
formalisé par écrit et notifié au directeur du Centre de formation d'apprentis
ou, dans le cas d'une section d'apprentissage, au responsable d'établissement.
Quant à la faute grave de l'apprenti, il peut s'agir d'injures de sa part
envers son employeur (Cass. soc. 24 nov. 1966). Si l'employeur invoque une
inaptitude de l'apprenti, il lui appartient de la prouver. On notera également
que la résiliation du contrat d’apprentissage ne peut être prononcée par le
juge des référés. Afin d’éviter la présence du salarié pendant le temps de la procédure,
l’employeur alors faculté de mettre en œuvre une procédure de mise à pied à
titre conservatoire. Sans doute est ce pour éviter une procédure longue que le
législateur a prévu la mise en place d’un médiateur de l’apprentissage dans les
chambres consulaires. Le médiateur pourra être saisi par l’apprenti,
l’entreprise, le CFA ou la région quand une difficulté sera détectée. Il
s’efforcera de trouver une solution amiable mais gardera la faculté, en cas de
blocage, de saisir l’autorité compétente
Attention !
La rupture du contrat
de travail en dehors de ces hypothèses est sans effet. Le salarié, dont le
contrat est irrégulièrement rompu, peut donc prétendre au paiement de ses
salaires jusqu'au terme du contrat.
JURISPRUDENCE A SUIVRE
DROIT DU TRAVAIL - ACCIDENT DU TRAVAIL - LICENCIEMENT
Selon l'article L. 122-32-5 du Code du travail, s'il ne
peut proposer un autre emploi, l'employeur est tenu de faire connaître par
écrit au salarié les motifs qui s'opposent au reclassement. Une notification
verbale ne peut remplacer l'écrit exigé par cette disposition légale (Cass soc.10 mai 2006.pourvoi n° 04-45589)
Les faits
Un salarié avait été victime d'un accident de
travail le 4 octobre 2000 et avait été en arrêt de travail jusqu'au 27 août
2001. Lors de la visite médicale de reprise du 27 août 2001, le médecin du
travail l'avait déclaré inapte à son poste et avait proposé un reclassement
possible à un poste d'entretien. L'inaptitude au poste ayant été confirmée le
salarié avait été licencié pour inaptitude consécutive à l'accident du travail
puis avait saisi la juridiction prud'homale. Pour débouter le salarié de sa
demande de paiement d'indemnité, au titre de l'absence de notification par
écrit des motifs s'opposant au reclassement, la cour d'appel avait retenu qu'au
cours d'un entretien avec le représentant de l'employeur, un courrier lui
indiquant l'impossibilité de reclassement lui avait été lu en raison de ses
difficultés de lecture. La cour de cassation casse cette décision.
MODELE DE COURRIER
Entre les soussignés:
L' entreprise.....
(adresse)
et
M......
demeurant à......
Les deux parties ont formalisé un contrat
d'apprentissage le......
Par commun accord et conformément aux
dispositions de l'article L 117-17 du Code du travail, l'employeur et
l'apprenti ont décidé ce jour, de rompre ledit contrat et ce, sans aucune
indemnité de part et d'autre.
Fait
le
à
Signature des deux parties avec la
mention "Bon pour rupture par commun accord"
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